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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:00

ENQUÊTE

Depuis les attentats de Paris, les besoins en vigiles ont grimpé. Mais l’embauche ne suit pas.

La peur fait naître de l’emploi dans une époque troublée qui cherche désespérément à en créer. Depuis les attaques terroristes parisiennes - à Charlie Hebdo le 7 janvier puis à l’Hyper Cacher le surlendemain -, les services de sécurité de l’Etat, (police, gendarmerie et armée) sont en état d’alerte maximale sur le territoire français. Mais les fonctionnaires mobilisés pour les plans «Vigipirate renforcé» et «Vigipirate attentat» ne suffisent pas à faire face à la menace jihadiste. Résultat, les sociétés de sécurité privées doivent répondre à une demande accrue de main-d’œuvre qualifiée, dans un secteur qui en manque.

La sécurité privée emploie environ 250 000 agents, chiffre à comparer aux 150 000 policiers et gendarmes. «Il y a eu pas mal de panique dans les heures qui ont suivi les attentats et nous avons eu un certain nombre de demandes liées à cette situation atypique, atteste Olivier Féray, PDG de Prosegur France, l’une des cinq plus importantes sociétés de sécurité privée française avec 5 500 salariés. Tous les lieux qui accueillent des gens ont décidé de renforcer leurs dispositifs.»

Ces derniers temps, crise économique et activité en berne obligent, l’activité avait ralenti. «Les entreprises réduisant leurs dépenses et rognant sur ce qui pouvait l’être, les budgets de sécurité ont été amputés», témoigne Olivier Féray. Mais, depuis janvier, aux grands magasins voulant assurer la sécurité de leurs clients pour la période de soldes se sont ajoutées les demandes d’établissements et de services publics déterminés à rassurer leur public face à la menace invisible. «Là où il fallait deux personnes pour filtrer les entrées, il en a fallu une troisième», précise le patron de Prosegur France.

De la même manière, le groupe Triomphe Sécurité, qui emploie d’ordinaire 1 500 agents pour protéger, entre autres, Disneyland Paris et des centres commerciaux franciliens, a fourni plus d’une centaine d’agents de sécurité supplémentaires à sa clientèle, même si celle-ci en aurait souhaité «plus de 300». Triomphé Sécurité admet rencontrer «énormément de difficultés» pour recruter.

Image. Pour Olivier Féray, «les difficultésn’ont rien à voir avec la période actuelle, même si cette dernière a bien entendu encore compliqué notre tâche.» Selon lui, la pénurie d’embauche de personnels de sécurité privée est structurelle, et en particulier en région parisienne, qui est pourtant «la première zone d’emploi de ces agents ; Paris représente un tiers du marché national».Mais toute la difficulté est de parvenir à conserver les agents compétents. «Nous devons faire face à énormément d’entrées et de sorties de personnels», regrette le patron. Il s’agirait essentiellement d’une question de faible rémunération, un agent de «base» étant en général payé au Smic, soit 9,61 euros de l’heure, même si le travail de nuit et du week-end permet d’améliorer la paye.

Ces difficultés de recrutement sont également liées à l’image de la profession, même si, depuis les attentats, cette dernière «a énormément évolué de manière positive». «Les gens comprennent que les agents ne sont pas là pour les embêter mais pour les protéger», affirme le patron de Prosegur. «On ressent un regard nouveau et positif des citoyens», confirme Jean-Pierre Tripet, président du Syndicat national des entreprises de sécurité (Snes). Son entreprise, Lorica, recrute ses agents «dans le milieu sportif», et notamment «dans les arts martiaux» : «Ils savent défendre leur intégrité physique mais aussi appréhender la menace et le danger.»

Selon le Snes, les effectifs d’agents de sécurité ont cru «de 15 à 20% depuis les événements».

Qualités. Pour devenir agent de sécurité privée, métier né il y a environ un siècle, une formation de base de cent quarante heures dispensée dans des centres spécialisés est obligatoire. Sanctionnée par un certificat de qualification professionnelle, la formation porte sur différents aspects juridiques et techniques - légitime défense, secours et assistance à personne - et autres spécificités du métier, telles le certificat incendie, la surveillance physique et vidéo, l’utilisation des moyens de défense et d’alarme… Quant au processus de recrutement, il se révèle assez long - de trois à six mois - en raison d’enquêtes administratives diverses en sus de la formation. Enfin, selon les recruteurs du secteur, «calme, recul, pondération, faculté d’évaluation» comptent parmi les qualités nécessaires au métier. «Avec les évolutions de la pratique et du regard de la population, qui a compris que l’on participait à la sécurité du pays, nous gagnons nos lettres de noblesse», se félicite Jean-Pierre Tripet. Il en veut pour preuve qu’aujourd’hui, «toutes les casernes, à l’instar de l’Ecole militaire, sont gardées par des sociétés de sécurité privées supervisées par des militaires gradés». Difficile de rêver plus belle vitrine que l’armée faisant appel à des vigiles pour renforcer la sécurité de ses installations.

Philippe BROCHEN

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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actarus 23/02/2015 14:31

Petite précision aux journalistes lorsque vous parlez au journal téléviser ou dans vos revues des représentants de l'ordre, vous n'employez pas les mots comme: (flic ou poulet) mais bien d'une qualification comme policier, gendarme.
Et bien il y va la aussi pour nous d'une qualification d'Agent de Sécurité sûreté alors soyez un peu plus respectueux envers notre profession.SVP

fpacs 23/02/2015 17:51

Bravo pour les commentaires, je trouve inadmissible qu'on met une image d'un Pseudo maitre chien, avec un chien qui a l'air mal en point une muselière nylon elle donne beaucoup de mycoses etc...... la laisse ressort c top!! même si c pour écrire l article je trouve fort déplorable de mettre ce genre d'image elle est ou l 'amélioration de la profession en dehors de la parole je ne la trouve pas .... ....

patrick 23/02/2015 17:05

Merci Actarus pour ton texte très bien dit

actarus 23/02/2015 14:12

Bonjour,

Bien gentil de vouloir embaucher des Agents Cynophiles de renforcer les Agents de Sécurités Sûretés en grande ou moyennes surfaces ou tous lieux publics... afin d'assurer la sécurité des biens et des personnes face à une recrudescence des vols, des terroristes islamistes qui font trembler la France par des attentats (nous ne sommes pas là pour mettre nos vies en danger).
Bien que nous ayons suivi des formations spécifiques propre à chacun afin d'exercer les différents postes disponibles de ADSI...formation (SSIAP) ADS...formation (CQP/APS) Agents Cynophiles formations (Maîtres-Chiens) (conducteurs-canins) il est néanmoins impossible de faire face à ce genre d'agressions ou prises d'otages car nous avons pas les mêmes moyens ou formation spécifique et juridique, qu'ont suivies les autorités comme la police municipale, la police nationale, la gendarmerie nationale, le GIGN ou tout autres corps d'interventions...sur ces cas bien précis... l’activité privée doit rester dans le domaine qui lui est propre et correspondant aux formations suivies et réglementées par l’état (Ministère de l’intérieur).
Par ailleurs certaines boites de sécurités privés non aucun scrupule à traiter des prestations inférieures aux prix pratiqués par leurs concurrents, afin de décrocher le contrat de sous payer leurs employés, aujourd'hui dans certaines villes vous voyez des Maîtres-Chiens aux taux Horaires de 9,34€ de l'heure et 1,60€ de l'heure pour le chien, (vacation de 12h00) qui rembourse à peine le sac de croquettes mais en aucun cas les frais vétérinaires de notre compagnon (binôme) de travail cette activité et en train de mourir malheureusement.
Exemple : mauvaise connaissance de l’activité par les autorités compétentes (force de l’ordre), de la malhonnêteté de certains agents de sécurités mis en place sur leurs secteurs, d’un effet médiatique qui emploie le mot (vigiles) portant atteinte eux aussi à notre profession, des milieux publics lors des contrôles, des manifestations musicales, des palpations autorisées par un arrêté préfectoral affiché à vue afin de sécuriser au mieux les lieux recevant du public ce qui n’est toujours pas facile.
Bien que celle-ci soit réglementée, avec formation spécifique, d’une carte professionnelle, d’un casier judiciaire vierge, il reste néanmoins encore du chemin vers une réelle reconnaissance totale de nos activités car nous aussi nous ne sommes pas à l’abri de coup est blessures qui peuvent dans certain cas entraîner le décès pendant nos vacations, car notre seul moyen de défense est le droit de retrait et en aucun cas un bon maître-chien, mettra sa vie ainsi que celle de son compagnon en danger car il est interdit de posséder lors de nos vacations : tonfa, bombe lacrymogène, canne télescopique ou autres armes de défenses…

Agents de Sécurité en Colère 23/02/2015 12:38

Grrrr...Vigiles, vous avez dit vigiles ? Les vigiles, c'est @:
https://www.youtube.com/watch?v=1lgvUlebmfM

Nous sommes Agents de Sécurité, c'est ce qui est marqué sur nos fiches de paie et les fiches métiers !!!

Les difficultés de recrutement sont les conséquences directes d'un turn- over important, d'une mauvaise reconnaissance du métier, de conditions de travail difficiles et des salaires au ras des pâquerettes...