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Un Carrefour City placarde les photos de voleurs présumés

3 Mars 2015 , Rédigé par 83-629 Publié dans #Revue de Presse

«Vol déo + chocolat tablette 2014» ou «vol foie gras», peut-on lire sous les clichés. Avec ce «mur des voleurs», le dirigeant de la franchise espérait dissuader les malfaiteurs. Depuis, le panneau a dû être retiré.

Carrefour City de la rue Vaugirard, dans le XVe arrondissement de Paris, accueille désormais les photos de présumés voleurs du magasin, révèle Le Parisien. Une grande pancarte, placée dans l'entrée, affiche les clichés issus des caméras de vidéo-surveillance qui équipent le magasin.

«Vol déo + chocolat tablette 2014», «vol foie gras» ou encore «pickpocket», peut-on lire en légende des photographies, précise le quotidien. Ce «mur des voleurs», installé pour dissuader les malfaiteurs, semble diviser la clientèle. «Il y a un côté délation qui me dérange», dénonce un client au Parisien. «Vous savez, là il y en a quinze, mais des photos comme ça, on pourrait en afficher 3000», explique aussi un employé.

Le groupe Carrefour, lui, tient à se distancer de l'initiative. Cette dernière relèverait «d'un magasin franchisé et absolument pas de l'enseigne», explique-t-il au quotidien. Le groupe, qui a demandé à ce que le panneau soit retiré immédiatement, aurait obtenu gain de cause, selon Europe 1.

La démarque inconnue a coûté 4,4 milliards d'euros chez les distributeurs français en 2013

L'initiative n'est toutefois pas une première. En 2008 déjà, ledirecteur du Super U de Tarascon affichait les photos des personnes prises en flagrant délit de vol dans son magasin. «Je passais mon temps à me battre pour qu'on arrête de me dépouiller. Alors, je ne dis pas que c'est la solution, mais aujourd'hui, je ne viens plus travailler avec la boule au ventre», racontait alors le dirigeant. En 2013, un homme qui s'était fait voler son ordinateur portable avait même décidé de se venger en publiant des photos et autres détails de la vie privée de son voleur présumé sur Internet.

Ces vengeances personnelles sont illégales. Une photo est personnelle, et sa diffusion nécessite le consentement de la personne concernée. Mais les dirigeants de magasin, souvent démunis, n'hésitent pas à courir le risque. Le secteur de la distribution et des biens de consommation est sévèrement touché par la fraude économique. Près de la moitié (49%) des dirigeants interrogés dans ce secteur ont déclaré avoir subi une forme de fraude au cours des 24 derniers mois, révèle une étude du spécialiste de la sécurité Checkpoint Systems. La démarque inconnue, soit l'écart entre le stock théorique et l'inventaire réel des produits dans les rayons, a, quant à elle, atteint 4,4 milliards d'euros chez les distributeurs français en 2013, soit 1,09% de leur chiffre d'affaires.

Le Carrefour City de la rue Vaugirard, dans le XVe arrondissement de Paris, accueille désormais les photos de présumés voleurs du magasin, révèle Le Parisien. Une grande pancarte, placée dans l'entrée, affiche les clichés issus des caméras de vidéo-surveillance qui équipent le magasin.

«Vol déo + chocolat tablette 2014», «vol foie gras» ou encore «pickpocket», peut-on lire en légende des photographies, précise le quotidien. Ce «mur des voleurs», installé pour dissuader les malfaiteurs, semble diviser la clientèle. «Il y a un côté délation qui me dérange», dénonce un client au Parisien. «Vous savez, là il y en a quinze, mais des photos comme ça, on pourrait en afficher 3000», explique aussi un employé.

Le groupe Carrefour, lui, tient à se distancer de l'initiative. Cette dernière relèverait «d'un magasin franchisé et absolument pas de l'enseigne», explique-t-il au quotidien. Le groupe, qui a demandé à ce que le panneau soit retiré immédiatement, aurait obtenu gain de cause, selon Europe 1.

La démarque inconnue a coûté 4,4 milliards d'euros chez les distributeurs français en 2013

L'initiative n'est toutefois pas une première. En 2008 déjà, ledirecteur du Super U de Tarascon affichait les photos des personnes prises en flagrant délit de vol dans son magasin. «Je passais mon temps à me battre pour qu'on arrête de me dépouiller. Alors, je ne dis pas que c'est la solution, mais aujourd'hui, je ne viens plus travailler avec la boule au ventre», racontait alors le dirigeant. En 2013, un homme qui s'était fait voler son ordinateur portable avait même décidé de se venger en publiant des photos et autres détails de la vie privée de son voleur présumé sur Internet.

Ces vengeances personnelles sont illégales. Une photo est personnelle, et sa diffusion nécessite le consentement de la personne concernée. Mais les dirigeants de magasin, souvent démunis, n'hésitent pas à courir le risque. Le secteur de la distribution et des biens de consommation est sévèrement touché par la fraude économique. Près de la moitié (49%) des dirigeants interrogés dans ce secteur ont déclaré avoir subi une forme de fraude au cours des 24 derniers mois, révèle une étude du spécialiste de la sécurité Checkpoint Systems. La démarque inconnue, soit l'écart entre le stock théorique et l'inventaire réel des produits dans les rayons, a, quant à elle, atteint 4,4 milliards d'euros chez les distributeurs français en 2013, soit 1,09% de leur chiffre d'affaires.

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JL 18/03/2015 09:58

Bonjour,
Je note que l'article de presse ne fait pas mention des pennes que risque le responsable du magasin (CSI, livre II, titre V, L254-1: 3 ans + 45000 euros). C'est quand même bête de se trouver en prison en voulant dissuader les voleurs...
Cordialement,