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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 13:15

Il y a quelques jours, Christel Atmawidjaja, gérante de SPS Sécurité depuis 2010, s’est envolée pour Grenoble. Pas pour des vacances, mais pour un CAP de dirigeant d’entreprise de sécurité privée. La facture est salée : 1,5 million de francs, comprenant le coût de la formation qui n’est pas dispensée en Calédonie, le billet d’avion, trois semaines d’hébergement et autres.

Début 2016, un collègue lui emboîtera le pas. « C’est une chance que nous ayons de la trésorerie, sinon je mettais la clé sous la porte », confie Auguste Taieb, associé de SPS Sécurité

En Calédonie, on estime à 1500 le nombre de vigiles, à l’œuvre dans des bureaux, des magasins, des boîtes de nuit, des sites industriels ou sur des parkings. Mais pour encore combien de temps ? Car depuis 2012, le milieu de la sécurité privée, sur l’ensemble du territoire français, a été transformé par une réglementation dont l’objectif est de moraliser et professionnaliser ce secteur économique en plein développement.

A la tête de ce « ménage », le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), un établissement public chargé de l'agrément, du contrôle et du conseil des professions de sécurité privée. Il compte une délégation territoriale en Calédonie depuis deux ans.

Référentiel. Les dirigeants comme Christel Atmawidjaja, les associés de sociétés de sécurité, leurs employés, les entreprises individuelles : tous les acteurs sont concernés et doivent se justifier pour obtenir carte ou agrément. Pour la carte professionnelle, un agent de sécurité doit avoir travaillé 1607 heures entre janvier 2010 et septembre 2013 ou sans discontinuer entre septembre 2012 et 2013.

A défaut, il se doit de passer par la case formation. Le hic, c’est que ce diplôme n’existe pas encore (sauf en formation initiale aux lycées Pétro-Attiti à Rivière-Salée et Johanna-Vakié à Houaïlou). Et n’y accédera pas qui veut : les candidats devront d’abord passer le filtre d’une enquête de moralité.

Mais un « diplôme d’agent de sécurité privée qualifié » s’apprête à voir le jour fin 2015. Un tronc commun d’au moins 140 heures, avec - dès 2016 - des spécialisations dans les autres métiers de la sécurité : agents cynophiles, aéroportuaires, transporteurs de fonds.

Les organismes de formation, eux, sont dans les starting-blocks pour tirer leur épingle du jeu. Trois semaines pourraient coûter au moins 150 000 francs à chaque candidat. Une dizaine se sont manifestés, incluant des sociétés de sécurité qui ont leur propre centre. « lls devront nous faire une proposition pour expliquer avec quels moyens et comment ils vont amener le candidat à acquérir les compétences requises, sachant que ce public peut être assez hétérogène », avertit Dominique Faudet-Bauvais, de la DFPC. Ce dernier estime que deux cents agents auront besoin de ce diplôme.

Facture. « Mais qui va payer ? se demande Eric Ries, chez Le Vigilant. Aujourd’hui, j’aurais quatre-vingts personnes à faire former. Et ce n’est pas le seul coût : je dois aussi les remplacer pendant leur absence. »

Florent Laviano, de Sphinx Protection, abonde dans ce sens. « On ne va pas tout sortir de notre poche, ce n’est pas possible. » Dominique Faudet-Bauvais se veut rassurante : « Ce qui est probable, c’est qu’une partie sera financée par les collectivités. »

Si des inconnues demeurent, les sociétés de sécurité privée voient tout de même d’un bon œil la réglementation et cette carte, perçue comme un passeport. « Je commence déjà à voir la différence. Nos agents sont de plus en plus respectés, confie Florent Laviano. La carte, la formation : cela va tirer nos agents vers le haut. »

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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commentaires

Vai 11/09/2015 23:38

Chez nous (Polynésie Française), le CNAPS a fait des ravages auprès des employés de sécurité privée, beaucoup se retrouve sans emplois du jour au lendemain! Le CQP APS a été valider, et il semblerait que certaine formation ait débuter. Par contre nous sommes dans l'attente des contrôles que le CNAPS doit effectuer dans les entreprises, car si certaines sont réglos avec leurs employés se n'est pas le cas d'autres qui n'hésite pas à baisser leur tarif pour récupérer un marcher: qui dit baisse des tarifs dit on ne paye pas les employés correctement!!

COQUOZ 11/09/2015 19:14

je ne doute pas de l'expérience des agents pour l'équivalence mais ils ne parleront pas le même langage que les agents formés dans les missions de tous les jours et ce qui peut causer des problèmes ensuite pour les spécialités, il leur faudrait une formation initiale pour combler ce manque.

Vai 11/09/2015 23:41

L'agent titulaire d'une carte pro doit valider un nombre d'heure minimum en formation continue durant les 5 années de validité de sa carte. Ses heures de formation continue lui permettront de renouveler ou pas sa carte pro par la suite. Le texte est sorti il y a peu de temps!

pcsecu 11/09/2015 16:17

Merci pour votre réponse ! ( rapide ! )

pcsecu 11/09/2015 14:57

(...) "un agent de sécurité doit avoir travaillé 1607 heures entre janvier 2010 et septembre 2013 ou sans discontinuer entre septembre 2012 et 2013"
Pouvez-vous apporter une justification réglementaire ?

83-629 11/09/2015 15:57

Article 17-1 DU Décret n°2005-1122 du 6 septembre 2005 (modifié le 18 aout 2014), qui est maintenant intégré au CSI livre VI Article R645-3