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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 13:14

Vous savez maintenant que l'USP a fait un "coup" d'échec sur le plan des négociations notamment sur les métiers repères. VOIR MON ARTICLE

Et que à défaut d'un nouvel accord ... les métiers repères n'existerons plus en janvier 2017.

Mais finalement, es-ce que les métiers repères était si favorables aux salariés ?

Trouvez-vous normal qu'un SSIAP 1 ayant fait 70h de formation soit mieux rétribué qu'un ADS de base ayant fait 140h de formation ? Ils on tous les deux des responsabilités en matière de sécurité des personnes et des biens. En plus le SSIAP 1 aura un confort de travail que n'on pas souvent un ADS sur un chantier ...

Ou alors, qu'un agent de sécurité dans un magasin Lidl, qui travail seul et à qui on demande juste une "présence dissuasive", et de l'autre côté un agent de sécurité dans une galerie Lafayette à qui on va demander des capacités d'analyses, d'enquêtes, d'autorités, etc ... : pourquoi ces deux là serais payés sur le même coefficient ? Ils sont tout les deux en sécurité de magasin, mais les attentes/responsabilités du premier n'a rien à voir avec celui du deuxième !

 

CONSTAT AVEC LES METIERS REPERES

Pour un poste, on a une classification donnée pour le salaire: Chef de poste = coef 140, SSIAP 1= coef 140, SSIAP 2 = AM 150, etc ...

Mais pour un même "poste", les responsabilités ou la technicité du travail peu aller du simple au double ..

Etre SSIAP 2, et gérer une équipe de 25 agents de sécurité incendie sur un site de 50 000 personnes, et être SSIAP 2 et gérer une équipe de 6 agents de sécurité incendie sur un site de 4000 personnes ... ce n'est pas la même chose ni les mêmes conséquences en cas de problème.

Pareil pour un "agent": Assurer la sécurité d'un chantier contre le vol de cuivre, ou assurer le filtrage sur un site Seveso/nucléaire demande peut-être des compétences "supérieures" ?

 

Et si on revenait à la base de la CCN ?

Les métiers repère donne une "base", qui sert de planché pour toutes les entreprises de sécurité.

Mais si l'on regarde bien la convention collective, bien avant la création des métiers repères, il existait bien une classification des postes d'emploi en fonction des responsabilités et compétences "demandés" aux agents (CLIQUEZ-ICI) . Et donne donc une "palette" de coefficient en fonction des responsabilités de chacun.

 

Par exemple l'accord sur les métiers repères indique AM 150 pour un SSIAP 2 ... Or il y à des SSIAP 2 "pur chef d'équipe"  qui ne font qu'appliquer les consignes et répercuter cela sur les agents... et d'autres (qui sont la majorité des cas) le lien direct entre le chef d'entreprise et le client, qui lui mériterait un AM 275 (2927,87€) et non AM 150 (1732,32€).

Le "désavantage" de métiers repères, c'est que cela donne un "planché", un peu comme le smic, cela sert de référence aux entreprises de sécurité. Alors que dans chaque situations données, le salaires mériterait une analyse "profonde".

 

Oui mais cela va tirer les salaires vers le bas ?

Non si les organisations syndicales ou représentants font correctement leur travail.

Si un salarié ce sent lésé par rapport à sa classification, au vue de ces responsabilités/compétences qu'on lui demande réellement sur le terrain, il faut qu'il saisisse ses représentants. Et au vue des éléments (consigne, contrat, etc ..), on va revoir le patron avec les "preuves" pour renégocier son salaire.

 

Et si l'on créait une commission obligatoire dans chaque entreprise, qui définirait la classification des postes ?

Il faudrais une sorte de "commission" au sein de chaque entreprise, entre la direction et les représentants des salariés: Pour chaque clients de l'entreprise, une liste de poste est établie, ainsi qu'une liste de compétences/responsabilités associés : Ainsi chaque poste au sein de l'entreprise ce verra attribué une classification de façon "démocratique" cf Annexe II : Classification des postes d'emploi .

Lorsqu'il n'y à pas de représenant de salariés (TPE/PME) , cette classification ce ferais en accord avec des représentants syndicaux dans chaque département (avec négociation).

 

Ainsi dans une entreprise, un agent affecté à la sécurité d'un chantier sans public/sans ouvrier où on lui demande juste de rester "réveillé" et faire des rondes "pointés" sera au coef 120, par contre un agent de sécurité en magasin où on lui demande des capacités d'enquêtes, d'interpellation, de création de process pour améliorer la démarque inconnue sera au coef 175/190.

Les agents à qui on donnent des responsabilités et de l'autonomie, se verrais "récompensés", inversement, un simple agent sur un chantier en construction où on ne lui demande que de rester reveillé sera plus "justement" payé par rapport à ces collègues.

 

Résumé:

 

- Un accord ce trouve:

Création d'une commission paritaire au sein de chaque entreprise, pour définir la classification d'emplois pour chaque poste de l'ensemble des clients. Plus de métiers repères ou de "salaires" planché: c'est au cas par cas. Un agent véritablement compétent sera mieux rétribué qu'un simple "exécutant".

Et chaque "classification" de poste au sein des entreprises sera "revue" chaque année (évolution, modification, etc ..). Et en cas de perte de marché, la société "reprenante" devra appliqué la même classification pendant au moins 1 an, avant que sa propre commission statut en interne.

Ainsi, comme veut le gouvernement d'ailleurs, on laisse "à chaque" entreprise, en fonction de ses particularités et missions de chacun, le soin de choisir la "meilleure" classification pour chaque poste qui existe. Et bien sûr de manière paritaire et transparente dans les entreprises ...

Ca serais vraiment une avancée pour la profession !

 

- Aucun accord:

 

Il vaut mieux alors revenir à la base de ce qu'impose la CCN: classification des emplois en fonctions du poste/responsabilités. Et il faudrais que les organisations syndicales indique qu'ils serons EUX très attentifs aux classifications choisie par l'employeur de manière unilatérale (et souvent le "tarif" plancher ...): Ils faudraient que ces organisations fassent un "appel générale" pour que la section syndical contrôle la classification de chacun, et débute une procédure en cas de "manquement".

 

 

 

 

 

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Publié par 83-629 - dans actusecu
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commentaires

tessier 20/10/2015 15:30

très bien votre article vous oubliez pourtant que beaucoup de ssiap1 et c'est une majorité accepte des postes d ads pour juste travailler car beaucoup de clients souhaitent des ads polyvalents(c'est l'excuse) pour bénéficier de compétences supplémentaires payer aux prix d'un ads LE JOB IL EST A PRENDRE OU A LAISSER....

PJ 19/10/2015 18:46

la pression de l'état était pour l'humour :), pour ce que tu demande une simple évolution des métiers repaire suffise , de mémoire 7 fiches son en attente de validation de L'USP depuis plus de 5 ans
ADS nucléaire, chef de service sécurité incendie, équipier d'intervention incendie, CDP nucléaire, chef de site nucléaire, agent de prévention et protection incendie et chef d'équipe prévention industriel
je peux te les fournir si tu me les demandes a "pjdrome@gmail.com"

83-629 19/10/2015 18:21

Non aucunes pression de l'état ( je ne suis pas aussi influant ;-) )
Je me dit que la stratégie terre brûlé de l usp pourrait se retourné, avec une classification en adéquation a la ccn qui serais mieux/plus contrôlé. Car si l'on regarde cette classificatiin, les salaires serait plus élevé

PJ 19/10/2015 18:11

C'est dans la provocation que nous soulevons le débat, mais là c'est fort. Quand on sait que les clients demandent à chaque appel d'offre comment faire moins bien et surtout moins chère, l'absence de métiers repère va ouvrir la possibilité de faire encore moins bien et encore moins chère. Si ce que je te dis te parait aberrant, c'est que tu n’as pas négocié de contrat commercial dans notre beau métier sur ces trois dernières années. Je soupçonne L'USP d'avoir subit le lobbying du MEDEF qui cherche toujours à baisser le coût de la sous-traitance. Bien sûr, tu as raison sur le fait que nous pourrions avoir mieux, mais chaque nouvel accord et moins disant vis à vis du précédent ; il n'y a qu'à voir la proposition de L'USP pour remplacer l'accord dénoncé : 4 niveaux, 8 coef et surtout ceux qui peuvent faire le plus, peuvent faire le moins... donc ton SSIAP 2 sera ADS le matin SSIAP 1 le midi, facteur accueil l'après-midi et SSIAP2 le soir... (L’impossibilité de faire autre chose que de la sécurité était dans les métiers repère, ce qui n'est pas dans la proposition de l'USP). Quant à mettre ca sur le dos des représentants... depuis la grève de 2008 qui a été un échec cuisant, les organisations syndicales salariales n’ont plus de rapport de force. De plus, la CFDT, FO, CGT, UNSA, CFTC sont dans un mouchoir de poche en termes de représentativité : ils ont environ 18 à 22%, donc pas de pouvoir. L'USP décide seul ce qui se passe et applique sa politique, même si des rumeurs disent que le SNES n’a pas la même vision et surtout les mêmes promesses que le MEDEF, nous sommes dans un métier qui a beaucoup évolué. 64% de turn-over, plus de 50% des salariés ont un deuxième emploi et dans plus de 64% ils considèrent le métier d'agent comme le second travail au vue de son manque de stabilité. Pour finir vu que tu es au sommet de l'information, tu as dû avoir le rapport sur le turn-over, où l’on voit qu'un cariste ou un personnel d'entretien est mieux rémunéré (prime comprise), demande moins de formations et se finit plus souvent en CDI... donc les métiers repère étaient un mur à briser pour rendre notre travail comme il était à l'origine, manager par des entreprises d'intérim au prix du SMIC... bien sûr, je pourrais débattre sur 10 pages sur la destruction du métier, CNAPS, formation, double agrément, bientôt un triple avec les SIV, mais honnêtement ton argumentaire est trop loin de la réalité pour noircir tant de pages. Merci quand même pour ton site qui a le mérite d'avoir une approche différente, je suis souvent en désaccord avec toi mais cela reste défendable mais là, on est vraiment trop loin de la réalité. Tu as peut être une pression de l'état ? (25% du marché de la sécurité privée est sous-traité) qui est l'un des acteurs les plus regardant sur le prix au détriment de la qualité
Cordialement

JL 20/10/2015 17:13

Bonjour PJ,
« Trop loin de la vérité » vous dite… « Pas de tout ! » peuvent bien dire d’autres…
Vous vous plaignez des contrats toujours négociés de plus en plus vers les prix bas. Mais qui négocient ces contrats si ce n’est les « représentants » que vous cherchez à défendre (« Quant à mettre ca sur le dos des représentants… »). D’où viennent-ils ces représentants ? Pour un grand nombre (peut-être même la grand majorité) ils viennent du même cursus que les directeurs des agences et des entreprises : commercial ! Comment voulons-nous que quelqu’un motivé principalement par les chiffres soit efficace dans la vente d’une activité essentiellement humaine… ?
Que ça vous plait ou non n’est pas la question. Que vous pouvez « noircir » les dizaines de pages sur comment mal vendre une prestation, non plus. Si les prix et la qualité des prestations plongent aux profondeurs de la médiocrité c’est bien parce que quelqu’un n’a pas su (ou n’a pas voulu se prendre la tête à) négocier un contrat juste, à l’image de la réglementation et les obligations de notre activité.
Si les agents de notre activité sont payés à la lance pierre c’est bien parce que les directeurs des entreprises (pour la plupart issue du milieu commercial, rappelons-nous en) n’ont rien à faire à protéger les intérêts des agents justement parce qu’il y en a tellement qui attendent à prendre les place de ces agents s’ils ne sont pas content (« 64% de turn-over ») ! Alors si vous cherchez quelqu’un prêt à noircir quelques pages avec vous, vous n’avez qu’à continuer à faire les commentaires comme celle-ci d’au-dessus.
Ce n’est pas parce que l’Etat a mis en place une carte pro accompagnée de quelques formations que la sécurité privée va devenir un secteur où un agent peut faire fortune ! Faut rester lucide, tout de même… Un agent de sécurité ne sera toujours « que » un agent de sécurité et non pas une ingénieure, ou un chirurgien cérébral. Par contre, en appliquant la réglementation et en valorisant le savoir faire des agents (tous les professionnels formés et compétant si gérés avec compétence), nous pouvons tout de même faire en sort que cette activité ressemble à autre chose que le dépotoir que certains dirigeants en ont fait.
Tout au contraire de vous j’entretien une vision positive de ce que peut être la sécurité privée. Personne ne me fera dire que notre secteur est de la merde, car je fais partie du secteur et je ne me considère pas comme de la merde. Vous aussi vous en faite partie ! Alors il sera, il me semble, préférable pour tous ceux qui vous entour que vous vous remontez les bretelles et que vous mettez la main à la pâte pour en faire de notre activité non pas une grosse bouse, mais un beau gâteau aux bons parfums de fruits et de crème fraîche avec un part juste pour chacun…
Cordialement,

83-629 19/10/2015 18:21

Non aucunes pression de l'état ( je ne suis pas aussi influant ;-) )
Je me dit que la stratégie terre brûlé de l usp pourrait se retourné, avec une classification en adéquation a la ccn qui serais mieux/plus contrôlé. Car si l'on regarde cette classificatiin, les salaires serait plus élevé

JL 19/10/2015 16:52

Bonjour,
Au moment de la sortie de l'accord de 01 décembre 2006 il n'y avait pas de carte pro, ni de formation obligatoire. Rien que pour ça j'estime qu'il faut mettre à jour les métiers repères (je dis bien 'une mise à jour" et non pas forcement "un nouvel accord").
L'administrateur réclame des coéf correspondant aux responsabilités. Il me semble que nous ne mettons pas un débutant sur un poste qui demande un certain expérience. Sauf erreur de ma part il me semble que le coef d'un agent doit augmenter avec chaque année d'expérience. Donc si les entreprises de SP appliquent les coef qui correspondent à l'expérience de l'agent (comme c'était toujours prévu dans l'accord) il n'y a pas de raison de changer quoi que ce soit (si ce n'est de mettre les ADS à un coef suppérieur d'un SSIAP vu qu'aujourd'hui les ADS sont plus formés qu'un "simple" agent incendie). Le chef d'équipe "expérimenté" nécessaire pour gerer 25 agents sur un site de 50000 personnes sera forcement mieux payé que le chef d'équipe "débutant" gérant 6 agents sur un site de 4000 personnes.
Cdt,