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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 20:18

Et si des sociétés de sécurité privée se voyaient "agrées" pour "flasher" les excès de vitesses sur les routes ? Cela pourrais devenir "rapidement" une réalitée !

En effet, Manuel Valls à annoncé à l'issue du comité interministériel de la sécurité routière, dans ça mesure n°2:

"Augmenter, dans les meilleurs délais, l’utilisation des radars embarqués dans des véhicules banalisés, en confiant leur mise en œuvre à des prestataires agréés, sous étroit contrôle de l’Etat."

 

A l'issue du comité interministériel le 2 octobre 2015, Manuel Valls a annoncé 22 décisions fortes, avec 4 objectifs : intensifier la lutte contre les comportements dangereux, renforcer la protection des usagers vulnérables, garantir l'égale application de la loi par tous, et mettre davantage les nouvelles technologies au service de la sécurité routière.

 

 

Compatible avec le Code de la sécurité intérieure livre VI ?

Il faudrais modifier plusieurs points pour que cela soit "légal":

- Autoriser l'utilisation d'un véhicule banalisé pour ce type de mission (les véhicules de sociétés de sécurité privée doivent être sérigraphié et identifiable)

-Autoriser de manière "permanente" une activitée de sécurité privée, pour ce type de mission, sur la voie publique actuellement, c'est sous autorisation préfectorale).

- Ce type de mission nécessitera (en plus d'une sorte "agrément" spécifique du préfet ou du CNAPS) quels types de carte pro ? (surveillance par des moyens électronique ? autres ?)

 

La sécurité privée adapté à ces types de missions ?

Les sociétés de sécurité privée seraient les plus "adaptés" pour ce type de mission, car le contrôle de moralité est fort, avec un "conseil de l'ordre" (cnaps), un code de déontologie, formation obligatoire, etc ... Un double agrément (comme pour la sûreté aéroportuaire) serais facilement mise en place pour les "agents de"sécurité routière".

 

Ca choquerais l'opinion Française ?

Voir des agents de sécurité privée placé un véhicule banalisé de contrôle de vitesse ?

- 1: Les véhicules seraient banalisés (aucune mention extérieur de "privée"). Ils pourraient être même détenu par l'état lui même

- 2: On ne verrait pas les "agents de sécurité" sur la voie publique. Ils seraient dans le véhicule (comme les policiers qui restent dans celles-ci)

- 3: Les emplacements, les lieux, les horaires, seraient "imposés" par un représentant du commissariat/brigade aux "agents de sécurité routière"

- 4: Pas besoin de détenir une assermentation ou un pouvoir judiciaire pour ces agents pour constater les délits: c'est le systèmes embarqués qui le fait automatiquement. Les agents de sécurité routière serons juste les "chauffeurs" du système de contrôle de vitesse automatique.

Bilan

Pourquoi payer deux fonctionnaires de police/gendarmerie pour "poser" un véhicule banalisé qui fait simplement un contrôle automatique ? c'est la machine qui constate, pas les fonctionnaires.

On ne parle pas bien entendu du contrôle aux "jumelles" qui nécessite une interpellation par la suite ...

C'est déjà des sociétés privée qui "posent" les radars fixe et qui les entretiennent ! Pourquoi par les radars automatiques mobiles ?

 

Donc je serais pour une nouvelle activitée pour la sécurité privée, qui participerais ainsi, à leur niveau,  la sécurité routière !

Reste à voir si Manuel VAlls à comme idée les entreprises de sécurité privée pour faire ce type de mission ... Cela fera de l"emploi !

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Publié par 83-629 - dans actusecu
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JL 14/10/2015 16:32

Bonjour,
Intéressante comme idée de développement des marchés de la sécurité privée. En regardant les textes actuels, rien ne l’empêche (bien que ceci dépende des interprétations des uns et des autres…).
Si nous prenons le L611-1, 1°, nous pourrions dire qu’une route est un bien « immeuble ». Un service pourrait contrôler la bonne utilisation de ce bien (respect de la vitesse etc.) avec les « systèmes électronique de sécurité » tels que les caméras embarquée dans un véhicule (pourquoi « banalisé », je ne vois pas où M. Valls le réclame… ?). Donc l’activité de la sécurité routière rentre bien dans le cadre actuel de la réglementation de la sécurité privée.
Les agents de la sécurité privée « ne peuvent exercer leurs fonctions qu'à l'intérieur des bâtiments ou dans la limite des lieux dont ils ont la garde » (L613-1). Ceci ne pose pas de problème non plus puisque le client (l’Etat) n’a que désigner telle ou telle route comme « lieu » dont l’agent privé a la garde. Nous sommes donc toujours dans le cadre réglementaire de la sécurité privée (éventuellement à supprimer « à titre exceptionnel » au début du deuxième paragraphe…).
Cdt,

Thierry 08/10/2015 10:36

je suis entièrement d accord avec Roland Il ya encore trop d'agents de sécurité en tenue non réglementaire , et mal formés, beaucoup reste a faire avant de faire des missions de police , relever le niveau de formation , le comportement et aussi que nos patrons appliquent la loi a la lettre , la convention collective , le code de déontologie , le salaire et les accessoires qui vont avec , le matériel

Roland 05/10/2015 22:41

Je suis formateur en sécurité privée et m'étonne chaque jour de l'incohérence des gens sur la sécurité privée ou non ...
Vous parlez de CNAPS et de code de déontologie ...
J'ai interpellé le CNAPS à plusieurs reprises sur des sociétés de sécurité privée et des services internes de sécurité ne respectant pas la législation-réglementation spécifiques de la profession. Il n'ont jamais répondu et ne sont pas intervenus ... Mais que font donc dans un organisme de contrôle des activités de sécurité privée des représentants des entreprises (des grosses ...) du lobbying ? Je n'accuse personne mais m'interroge sur l'efficacité des contrôles dans certains cas ....
Quand au code de déontologie, j'observe régulièrement les agents de sécurité privée et constate que grand nombre d'entre eux sont armés de lacrymogènes et s'en servent sans scrupule et même dans ce cas, restent la plupart du temps sans remontrance de la part de la Justice (quand bien même leur usage est réglementé ....) ou même de matraques télescopiques, et dernière tendance, de shockers électriques ... Et tout ça, parce que la plupart du temps, ils ont peur (mal formés et en tout cas pas en sports de combat ou Arts Martiaux) ou par nostalgie d'une appartenance ratée aux forces de Police ou de Gendarmerie.
J'en ai même observé sans uniforme obligatoire, ou avec un uniforme discutable en conception et en propreté, certains mal rasés et à la limite de la propreté, d'autres en état d'alcoolémie avancée, et pour finir des cadres et des agents incompétents et non au fait des obligations légales et réglementaires (il faudrait voir et savoir comment se passent toutes les formations, et comment se sont passées toutes les VAE ...). Et je ne parle pas des anciens gendarmes, militaires ou policiers ne maîtrisant aucune des obligations du métier !
Utiliser la sécurité privée dans le domaine régalien, c'est déjà le début d'un régime totalitaire ! Chacun à sa place et les vaches seront bien gardées!
Mettons en place une vraie formation pour les agents, un encadrement formé et compétent, des vrais contrôles sur l'exercice des activités, et une grille de salaires adaptées à un vrai profil de carrière ! A chacun son métier!

JL 14/10/2015 16:58

Bonjour,
"Régime totalitaire"...? Quelle en est votre définition?
Votre commentaire attire notre attention sur beaucoup de points importants au sein de la sécurité privée. Par contre à vous lire nous pouvons croire que les bons agents sont de l'exceptionnelle et que les mauvais sont le norme. Je me permets de croire (après plus de 20 ans d'actif) que c'est plutôt le contraire...
Les secteurs d'activités où nous trouvons quelques agents moins motivés ou moins compétant que la majorité sont nombreux. Il est aux acteurs de ces secteurs de remonter le niveau des éléments moins performant avec un suivi managérial (mise en place d'objectifs, maintient d'acquis, etc...). Si certains agents sont "nuls" c'est peut-être aussi parce que leur encadrement ne s'en occupe pas...
Je trouve vos observations juste par rapport au CNAPS et la non observation de la réglementation... je trouve, par contre, que vous avez une tendance d'être un peut trop négatif dans le ton de l'ensemble de vos propos...
La sécurité privée n'a peut-être pas une passée glorieuse, mais son avenir s'annonce plein de potentiel. A nous de voir comment apporter les éléments adaptés aux demandes des nouveaux marchés dans la limite des moyens qui sont des notre.
Bien cordialement,

LoïcBZH 05/10/2015 10:01

A l'heure où les agents de sécurité sont de mieux en mieux perçus par la population française. ....on voudrait les faire tomber en disgrâce en leur confiant une mission de racket de l'état....

Vraiment pas judicieux .....

À quand une vrai lutte sur l'alcool au volant .....
Ah ben nan , les lobbies son trop puissants ....j'suis bête ....
En attendant les faits sont là, 20 ans de permis tout confondus, 1 seul contrôle biniou ...Et encore je circule au heures ou les contrôles devrait avoir lieu ( fin de festival, fin de soirée. ..Etc )
Par contre des prunes pour excès de vitesse même minime ....j'en ai pris. ....

Encore une fois, de la fumisterie gouvernementale

JL 14/10/2015 17:05

Bonjour,
Justement. Avec moins de policiers pris par les contrôles de vitesse, ils peuvent se concentrer davantage sur les conducteurs que vous décriviez ci-dessus (et dont vous faites partie si j'ai bien compris...).
Cdt,

christopheB 05/10/2015 09:09

une question bête: l'agent de sécurité qui serait seul dans la voiture, ne risque pas de se faire agresser?