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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 08:00

Les quatre vigiles responsables de la mort d’un jeune homme soupçonné d’avoir volé une canette de bière dans un hypermarché lyonnais en 2009 ont été condamnés à des peines allant jusqu’à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, jeudi par la cour d’assises du Rhône.

Au bout de sept heures de délibéré, la cour a condamné trois d’entre eux à cette peine et un quatrième homme à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis, suscitant les pleurs des familles des accusés présentes dans la salle d’audience.

L’accusation avait requis mercredi de six à huit ans de prison à l’encontre de ces quatre anciens agents de sécurité de l’hypermarché Carrefour du centre commerical de la Part-Dieu, poursuivis pour des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

La cour a écarté la requalification en homicide involontaire introduite par la défense des quatre hommes, qui ont présenté leurs «excuses» à la famille de la victime lors de l’audience.

Suspecté d’avoir volé une canette de bière, Michael Blaise avait 25 ans lorsqu’il est mort après avoir été maîtrisé et plaqué par les quatre vigiles dans un local de sécurité de l’hypermarché, le 28 décembre 2009. Tombé dans le coma et transporté à l’hôpital, il était décédé le lendemain.

«Il est mort d’une mort longue et douloureuse, écrasé par 330 kilos d’indifférence et de mépris», avait déclaré mercredi l’avocate générale Fabienne Goget lors de son réquisitoire, sans faire de différence dans la responsabilité des uns et des autres.

Élément-clé de l’accusation, un film de vidéosurveillance montrant les derniers instants de Michael Blaise, maîtrisé par les vigiles avant qu’il ne perde conscience, a été diffusé à trois reprises lors des débats qui avaient débuté le 19 novembre.

«La vision de cette vidéo est extrêmement perturbante, nous voyons comme en direct la mort de cet homme», avait convenu dans sa plaidoirie l’avocat de deux des quatre accusés, Me François Saint-Pierre, mettant en avant «des fautes de comportement mais pas des fautes pénales».

L’avocat avait dénoncé «des poursuites engagés sur la mauvaise base. Il eût été beaucoup plus utile de faire un procès pour homicide involontaire car les entreprises auraient été poursuivies (...) mais on ne refait pas l’histoire».

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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