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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 11:49

Le métier dont tout le monde parle et qui n'existe pas : Vigile.

 

Nous sommes nombreux à lire ou à entendre des journalistes utiliser le mot « vigile » dans leurs chroniques, pourtant un « vigile » ça n’existe pas dans nos métiers de la sécurité. On a beau le chercher dans notre Convention Collective Nationale IDCC 1351, on ne le trouvera pas... Ce raccourci, révélateur de l’image que nous renvoyons au public, nous en dit long sur le travail qui reste à faire pour mieux faire connaitre nos métiers de la sécurité. Ce mot est trop souvent utilisé pour décrire la fonction d’Agent De Sécurité (ADS)… Dorénavant le SNEPS-CFTC enverra une lettre aux médias concernés afin de mieux faire connaitre nos métiers.

 

 

Ce mot « vigile » est très pratique quand il faut nous faire rire, on sourit toujours en pensant au sketch des Inconnus ou d’Elie et Dieudonné, il peut être utilisé de manière péjorative aussi, mais ce mot, entré dans le langage commun n’est pas un métier de notre branche sécurité.

 

Il faut parler d’agent de sécurité et celui-ci peut être qualifié ou confirmé. Il y a également les agents de sécurité cynophiles et les agents de sécurité chefs de poste. Un agent de sécurité mobile ça existe aussi. Ceux que l’on trouve en magasin sont des agents de sécurité magasin prévention vols, magasin vidéo, ou arrière caisse. Il y a aussi les agents de sécurité filtrage et opérateurs filtrage. Tous nos métiers sont réglementés.

 

Pour exercer le métier d’agent de sécurité qualifié au coefficient 120, il faut tout de même un CQP-APS, que l’on obtient au bout de 140 heures de formation, avoir une carte professionnel délivrée par le CNAPS, être titulaire du SST et souvent du H0-B0, l’habilitation électrique. Le vigile lui, n’a pas besoin de tout ça pour nous faire rire.

 

Mais c’est vrai, quand on exerce un métier payé comme un job et que l’on constate que le coefficient 120 d’un agent de sécurité qualifié est de 9,49 euros de l’heure, donc en dessous du SMIC, aux yeux de beaucoup de monde on restera des « vigiles ».

 

En attendant d’être mieux reconnus dans la profession, on peut toujours tenter de mieux faire connaitre nos métiers et ainsi faire évoluer notre image. Afin de tendre vers cela le SNEPS-CFTC enverra une petite lettre aux médias concernés…

 

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Publié par 83-629 - dans actusecu
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commentaires

....réveil .... 24/12/2015 08:41

http://laveritenevousplaira.wix.com/laverite

dim 23/12/2015 22:45

Commençons à nous conduire comme des agents de sécurité!
Trop d'ADS n'ont aucune crédibilité et là le terme "vigile" est un compliment.
Perso, je les appelle des clowns.

Kin 24/12/2015 15:42

Au prix ou les ADS sont payé je les comprend de ne pas être professionnels

josselin canuts Sécuritas 23/12/2015 21:35

Ils partent en guerre contre un moulin à vent qui au final n'apportera rien aux salariés entre les compromissions avec les directions des boites et être toujours les premiers à signer les accords des patrons ou les organisations de travail à la con, ils devraient revoir le sens du mot guerre!

Dernièrement pour prendre un exemple la direction de Sécuritas veut organiser une mobilité nationale pour les salariés, la CFTC est-elle partie en guerre contre ce future accord? Bien sur que non, comme d'habitude elle signera les accords au détriment des agents!!!
J'ai fait un texte explicatif pour approfondir le sujet(qui touchera demain peut-être toutes les EPS):

Les 12 et 27 octobre 2015, deux réunions de négociation sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) de SECURITAS France s'est tenue à Paris.

En même temps, la direction a proposé à la signature un autre accord concernant uniquement la mobilité interne.

Situation actuelle:

1) Nos contrats de travail contiennent une clause de mobilité : nous pouvons être mutés dans tous autre lieu du même département que notre affectation actuelle ainsi que des départements limitrophes, ce qui peut représenter 100, 150km ou plus par rapport à notre domicile. 2) Tout salarié est embauché pour une certaine qualification aux-quelle est attachée une rémunération. SECURITAS ne peut modifier unilatéralement la qualification d'un salarié. C'est un élément du contrat de travail 3) Un salarié qui refuse une modification de son contrat de travail (affectation en dehors de sa clause de mobilité ou modification de sa qualification sans son accord) ne peut être sanctionné. Un licenciement sera même considéré comme abusif. 4) Si SECURITAS envisage de licencier au moins dix salariés dans une période de 30 jours quelque soit le secteur géographique ou le métier (surveillance, mobile, distribution...), un Plan de Sauvegarde de l'emploi (P.S.E.) doit être mis en place avec consultation du CE ou du CCE, possibilité d'expertise des comptes. Si le licenciement de 2 à 9 salariés est envisagé la procédure de petit licenciement collectif est mise en place (Voir pour nos Collègues de Corse avec le CE Sud-Est en mars 2015) En cas de perte de site, SECURITAS pourra nous muter n'importe ou en France, cet accord empire notre situation. SECURITAS pourra nous imposer un changement de qualification en plus du changement de lieu de travail Si des organisations syndicales représentant au mois 30% des voix au premier tour des élections des Comités d’Établissement en 2014 signaient cet accord, un Collègue qui refuserait une modification de son contrat de travail pourraient être licencié pour motif personnel. Le licenciement aura un motif réel et sérieux. Quelque soit le nombre des licenciements envisagés, le CE ne sera plus consulté. Signer cet accord c'est faire un chèque en blanc au patron pour licencier, quand il veut, comme il veut ! 5) Lorsqu'un licenciement pour motif économique est envisagé l'employeur ne peut licencier qu'après avoir loyalement recherché et proposé tous les postes disponibles au sein du groupe. Si cette obligation de reclassement n'est pas respectée le salarié est en droit de prétendre à des dommages et intérêts devant le Conseil des Prud'hommes. 6) En cas de difficultés économiques, l'employeur doit déterminer les critères d'ordre qui désigneront les salariés qui seront licenciés. (Ex : Ancienneté, charge de famille....) cette liste n'est pas limitative. Ceci est prévu par le Code du travail et doit faire l'objet du consultation en CE. Si ces critères ne sont pas respectés le salarié est en droit de prétendre à des dommages et intérêts.


En cas de signature de l'accord sur la mobilité interne:

En cas de perte de site, lorsque SECURITAS voudra se débarrasser d'un Collègue, il suffira de le muter à des centaines de kilomètres, dans n’importe quelle qualification. SECURITAS n'aura qu'à proposer un seul poste peut importe qu'il y en ait d'autre. Le salarié qui refuserait serait valablement licencié L'obligation de reclassement n'existe pas puisque ce n'est pas un licenciement économique. C'est le salarié dont le poste est supprimé qui sera licencié. Peu importe sa situation personnelle et familiale, son ancienneté etc... Il n'y a plus de critère d'ordre. Un tel accord, ce ne serait que du bonheur pour SECURITAS ! Déjà l'USP (Syndicat Patronal de la Sécurité Privée) a dénoncé l'accord de branche du 1er décembre 2006 sur les métiers repères déterminant les coefficient et donc le salaire par rapport aux métiers. A SECURITAS, la direction n'hésite pas à ajouter la mobilité géographique et fonctionnelle.

Merci à tous de diffuser ce message, battons nous pour défendre nos droits et pour refuser cet accord!

Josselin responsable des canuts de Lyon

Michael 23/12/2015 13:40

Ils feraient mieux de partir en guerre pour des salaires décents et des meilleurs conditions de travail.

Citoyen 22/12/2015 21:09

non, ce terme n'est pas dégradant... Dans la Rome antique les vigiles sont les premiers pompiers et policiers...Tout dépend comment on fait son métier.. et comment on veut (surtout les syndicats patronaux) "maîtriser" les "éléments de langage"... d'où la LANGUE DE BOIS : je rappelle qu'un "chef du personnel" est devenu un D.R.H. (pour abolir la hiérarchie?), qu'un patron est devenu un "boss" (??), un contremaître un "coach"(??)... Que dire du "technicien de surface (=balayeur), ou de "l'ambassadeur du tri" (= éboueur?) et de l'hôtesse de caisse (=caissière)..le clochard est devenu "SDF" (désignation technique qui nous empêche de penser politiquement le problème)... et LAST BUT NOR LEAST = il n'y a plus de licenciement collectif mais un "PLAN DE SAUVEGARDE DE L EMPLOI"... MdR, comme disent les jeunes...!