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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 10:00

En détention depuis 2013, l’auteur présumé de coups de feu devant une boîte de nuit à Thouarsais-Bouildroux, a été mis en liberté sous conditions.

L’ancien vigile de la discothèque Le Village le craignait. « La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Poitiers a décidé de remettre en liberté le suspect principal de la tentative d’assassinat à Thouarsais-Bouildroux. » Les faits remontent à bientôt trois ans.

Au petit matin du dimanche 14 avril 2013, la boîte est fermée, mais une petite quarantaine de clients attend les navettes sur le parking. « Nous avions l’habitude de rester en leur compagnie », raconte le videur.C’est alors que deux hommes armés arrivent et l’un d’eux tire. Le vigile se prend un projectile qui lui traverse la cuisse. Un jeune homme est blessé à la cuisse et au pouce, son artère fémorale est touchée. Une jeune femme est blessée plus légèrement à l’épaule.

Dans la panique, les deux hommes s’enfuient. Les gendarmes arrivent peu après. Le jour même, des empreintes mènent les enquêteurs à deux hommes, domiciliés dans les Deux-Sèvres. L’auteur suspecté d’avoir tiré est mis en examen pour tentative d’assassinat. L’enquête révèle que cette nuit-là, « il était dans la boîte de nuit ». A la suite d' « une embrouille, il avait été prié d’en sortir », se souvient l’agent de sécurité.

Mardi dernier, il expliquait aux juges du tribunal de Poitiers qu’il ne voulait « blesser personne, ni le videur, ni les clients, j’avais bu ». En juin 2015, la chambre d’instruction de Poitiers saisie pour une nouvelle demande de remise en liberté de ce jeune homme, réclame une expertise balistique, à rendre dans les cinq mois.

Mardi 15 mars, soit 9 mois après, « l’expert n’avait toujours pas ouvert le dossier », déplore Maître Bâ, l’avocat de l’agent de sécurité et du gérant de la boîte de nuit.

Pour l’avocat du détenu, depuis bientôt trois ans, à Nantes, « ce n’est pas un délai raisonnable au regard de la convention européenne des Droits de l’homme » et argumente sur le coût : « A raison de 90 € par jour, mon client a déjà coûté 96 000 €. »

En liberté sous conditionsMalgré le « risque de pression sur les témoins et les victimes » plaidé par Maître Bâ, les magistrats placent le suspect sous contrôle judiciaire avec obligation de « se présenter une fois par semaine à la brigade de gendarmerie de Cerizay, ne pas se rendre en Vendée, ne fréquenter aucun établissement de nuit et ne pas tenter de rentrer en contact avec les victimes ».

Pour le patron qui a fermé sa boîte de nuit depuis, cette situation est "anormale puisqu’il n’y a pas eu de jugement". "Pourquoi ne porte-t-il pas au moins un bracelet électronique ?", interroge l’ancien vigile.

L’expertise balistique doit déterminer s’il y avait intention de tuer ou non. Si oui, l’affaire sera jugée aux assises de La Roche-sur-Yon. Si non, elle sera jugée au tribunal correctionnel pour violence volontaire en réunion aggravée par la préméditation et l’usage d’une arme.

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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commentaires

didier 05/04/2016 11:00

la justice française à levé le pied depuis toubira et va continué à le faire en contradiction avec son gouvernement

didier 05/04/2016 10:59

est si l'agent de sécurité aurai été armée ?

prison pour avoir utilisé son arme et bléssé l'auteur des faits, la légitime défense n'aurai pas fonctionné

tabernacle 30/03/2016 00:41

CHOQUANT !! je n'en reviens pas ! franchement la justice francaise est tres malade