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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:31

86000 salariés employés sur la plate-forme aéroportuaire de Roissy allaient être passés au crible. Deux semaines après les attentats du 13 novembre, le préfet délégué à la sécurité de l’aéroport de Roissy, Philippe Riffaut, décrivait une situation sous contrôle mais promettait de redoubler de vigilance.

Toujours en état d’urgence, et tandis qu’un aéroport, celui de Bruxelles, a été frappé par un attentat, Roissy maintient un niveau élevé de vigilance.

Déjà 5600 contrôles. Une partie des badges seulement a été contrôlée. Ceux des 5600 agents de sûreté de la plate-forme, des postes sensibles puisque ces agents sont notamment employés au contrôle des passagers et de leurs bagages à main. Chacun d’entre eux a vu son nom passé au crible par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), les renseignements généraux et la direction du renseignement de la préfecture de police. Le contrôle s’est achevé début avril. « Aucun cas gênant n’a été relevé », indique une source préfectorale, rappelant que ces badges sont déjà au préalable soumis à trois agréments : celui de la préfecture, celui du procureur de la République et celui du conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps).

Encore 80000 badges à examiner. Il reste près de 80 000 badges à contrôler puisque 86 000 des 100000 salariés travaillant à l’aéroport sont détenteurs d’une autorisation spéciale pour travailler « côté piste », autrement appelé « zone réservée ». Cette autorisation est renouvelée tous les ans ou tous les trois ans après enquête. La préfecture sait en outre qui est fiché S. Ce signalement vise celles et ceux dont les activités politiques, la radicalité religieuse ou le hooliganisme peuvent être considérés comme une menace pour l’Etat.

84 retraits ou refus de délivrance depuis janvier 2015. 84 badges ont été retirés ou ont fait l’objet d’un refus de délivrance, en cas de première demande, depuis le début de l’année 2015. Le 27 novembre 2015, le nombre était de 72 (15 suppressions et 57 refus de délivrance pour une première demande).

Vigilance lors des signalements. Depuis novembre, une dizaine de signalements ont conduit l’administration à suspendre des badges de salariés. Des signalements pas toujours justifiés, et qui laissent penser que c’est aussi un « moyen de régler des comptes familiaux ou professionnels », indique une source à Roissy. Avec des conséquences importantes pour les personnes désignées puisque chaque signalement est pris au sérieux. « Les personnes visées perdent momentanément leur emploi, le temps des vérifications, qui prennent entre 15jours et un mois », précise la préfecture.

Deux licenciements après des débordements sur les réseaux sociaux. Aucun signalement concernant des hommes qui refuseraient de prendre les ordres d’une supérieure ou de travailler avec une femme, n’a été formulé. Deux salariés ont toutefois perdu leur emploi, mais pour des propos haineux envers les juifs ou à la gloire d’Hitler tenus sur les réseaux sociaux.

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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