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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 07:00

SECURITE – Depuis le 6 avril, un décret autorise en France le contrôle des voyageurs qui arrivent sur le territoire national par la reconnaissance faciale. Une technologie bientôt expérimentée à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle. Mais la ville de Nice va plus loin : elle teste ce vendredi un dispositif de reconnaissance faciale sur la voie publique.

Ça rappelle "Big Brother", mais c'est … pour votre bien : vous passez, et votre visage est filmé, scanné, scruté. Et identifié. C'est la Reconnaissance Faciale. Le dispositif, qui permet de vous reconnaître sans avoir d'interaction avec vous, tel que les empreintes digitales, a fait une première entrée en France au début du mois.

Le 6 avril dernier, un décret a modifié le Code de la sécurité intérieure, pour autoriser la reconnaissance faciale dans le cadre du système Parafe (passage automatisé rapide aux frontières extérieures). En clair, ce dispositif devient autorisé dans les aéroports français. Il va d'ailleurs être mis en place sans perdre de temps : le PDG d'Aéroports de Paris vient d'annoncer qu'il serait testé à Paris-Charles-de-Gaulle le mois prochain. Dans ce système, les voyageurs passent dans un sas. Des photographies de leur visage sont pris dans tous les angles. Et si la personne n'est pas reconnue ou si elle est recherchée, elle ne peut sortir de ce couloir… qu'escortée par des policiers.

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commentaires

benoit 01/07/2016 14:13

Tout à fait d'accord avec vous, Delphine. Sans oublier les équipements "privés" qui peuvent également donner sur la voie publique (visiophones, caméras, détecteurs images...) . Après, les quantités de datas sont tellement importantes que l'on est peut être un peu trop proche du "fantasme" à imaginer que le traitement d'une telle masse d'information soit possible en temps réel...

Delphine 25/04/2016 11:41

Merci pour le partage de cet article qui relance le débat sur l'équilibre sécurité/vie privée. Ne pas utiliser les nouvelles technologies pour le bien de la communauté signifie en effet se priver d'outils hautement performants. Installer ce type d'équipements dans les points de transit est une bonne option pour repérer non seulement terroristes, mais aussi trafiquants, personnes recherchées, personnes disparues etc.
La question se pose surtout dans les villes et la gestion humaine des données, car il faut pouvoir s'adapter également à la complexité et aux mouvements de la société. Une personne avec un casier judiciaire ne sort pas dans la rue uniquement pour commettre un crime, mais bien pour vivre au quotidien. Le logiciel la repérerait à chacune de ses sorties, est-il pour autant nécessaire de l'interpeller à chaque fois ? C'est pourquoi l'utilisation de tels dispositifs pour des lieux déterminés (aéroports, fan zones...) est justifié. Mais la question se pose pour le reste des lieux publics.
L'arrivée de cette nouvelle technologie requiert une législation adaptée, comme pour toutes les autres qui régissent de plus en plus notre quotidien.