Le blog de la sécurité privée

Bretagne. La société ABS avait laissé 1,3 million € d'ardoise (ouest France)

20 Mars 2012 , Rédigé par 83-629 Publié dans #Revue de Presse

L'Agence bretonne de surveillance avait coulé en 2003. Cinq ex-gérants et cadres étaient jugés, hier, pour abus de biens sociaux, complicité de banqueroute, faux et travail dissimulé.

Telle une start-up, ABS avait grandi très (trop ?) vite, installant des succursales à Brest, Saint-Brieuc, Saint-Malo et Nantes. À Rennes, l'entreprise jouait dans la cour des grands, ayant pour clientes des grandes et moyennes surfaces, dont Carrefour-Alma et Decathlon. « Lorsque Rennes Métropole nous a confié la surveillance du métro ouvert en 2002, nous avons presque atteint les 250 salariés », rappelait, hier, un ex-gérant.

Une prévenue décédée

Mais l'arbre du métro cachait une forêt de fraudes. Quand le tribunal de commerce a prononcé sa liquidation judiciaire, fin 2003, ABS a laissé 137 salariés sur le carreau. Et aussi une ardoise d'1 350 000 €. « À part deux ordinateurs et trois ramettes de papier, on n'a trouvé aucun actif », ironise le président Garet. L'essentiel de cette ardoise reste à la charge du fisc et de l'Urssaf. « Je réclame 1 350 000 € de dommages-intérêts, solidairement, aux cinq prévenus, dont certains s'en sont mis plein les poches », plaide Me Hélène Hervé, avocate du liquidateur.

C'est grâce à un contrôle de l'Urssaf que le pot aux roses est découvert en 2003. Le procureur saisit alors un juge d'instruction. Mais il aura fallu huit ans pour audiencer cette affaire ! Un grand classique en matière de délinquance financière. D'ailleurs, la principale mise en examen, celle qui dirigeait ABS depuis Toulouse, est la grande absente du procès. Elle s'est suicidée, en 2009, à l'âge de 36 ans.

 

 

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