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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 07:00
UNE SOLUTION FRANCAISE POUR "NEO SECURITE"
Les 153 PME adhérentes au SNES (de 15 à 3500 salariés) proposent une solution globale de sauvegarde des emplois et de reprise immédiate des missions sur l'ensemble des sites en France. Sans aucun recours aux subventions publiques !
DÉCLARATION DU SYNDICAT NATIONAL DES ENTREPRISES DE SÉCURITÉ à propos des difficultés d'un des trop rares grands groupes français de surveillance humaine. Néo Sécurité en cessation de paiement.

"La France a besoin d'un tissu national performant d'entreprises de sécurité privée de toutes tailles"

Au moment où le premier opérateur français de surveillance humaine semble proche de la liquidation, le SNES première organisation patronale du secteur entend réagir.
Le SNES alerte solennellement les pouvoirs publics et les décideurs politiques sur l'importance qu'il y a pour la France à conserver des opérateurs nationaux indépendants de toutes tailles sur ce marché si sensible de la sécurité privée.

En effet, il s'agit d'un secteur économique qui touche au domaine régalien par excellence de la sécurité générale.

Le marché de la sécurité privée, c'est un fait, est en grande partie dominé sur le plan mondial et national par de grands groupes européens et internationaux essentiellement étrangers. Il en résulte dans le contexte actuel un réel risque pour un pays comme la France à ne pas disposer, en complément des grands opérateurs internationaux opérant tout à fait légitimement sur le marché français, d'un tissu national indépendant compétitif de PME, estime le SNES.
Il en va donc de l'indépendance même de la sécurité générale du pays et de son économie.

Ce d'autant plus que désormais la sécurité privée contribue au travers de l'ensemble de ses différents métiers de plus en plus largement et notablement à participer très activement et efficacement à  la sécurité générale du pays. Ces vingt dernières années le secteur privé s'est inéluctablement imposé comme un contributeur complémentaire indispensable et incontournable aux côtés des forces de sécurité publique.

Le SNES qui rassemble plus de 150 entreprises familiales et patrimoniales indépendantes de toutes tailles sur l'ensemble du territoire national (entreprises de 5 à 3500 salariés totalisant près de 40 000 emplois sur un total secteur de 150 000 salariés) souligne combien les difficultés de Néo Sécurité, tragiquement emblématiques des conditions actuelles de marché du secteur, doivent être replacées dans une perspective structurelle stratégique.

Métier de prestations de services sensibles de proximité à faible valeur ajoutée, la surveillance humaine dont les effectifs pourraient dépasser à terme ceux des forces de sécurité publique, devrait selon le SNES être considéré comme un secteur national stratégique.

En effet, il participe directement au domaine du régalien sous la tutelle duquel il opère dans un strict cadre républicain et citoyen. Un cadre légal extrêmement strict et réglementé qui est maintenant fermement garanti notamment par la toute récente LOPSSI 2 qui a créé le premier janvier dernier  le CNAPS “Conseil National des Activités Privées de Sécurité”. Un organisme public que réclamait le SNES depuis des années pour mieux contrôler ce marché et ses acteurs.

Le drame économique que constitue l'éventuelle prochaine liquidation de Néo Sécurité ne devrait  pas,  pour autant, se traduire par la perte définitive des emplois salariés en question (5000 chez Néo). Les marchés et donc l'essentiel des salariés seront, comme de coutume en la matière, rapidement repris par d'autres acteurs privés. Mais, il n'en demeure pas moins que la surveillance humaine française devrait faire l'objet de beaucoup plus d'attention de la part des décideurs politiques. Puisse ce tragique échec entrepreneurial en cours contribuer à une nécessaire et indispensable prise de conscience.

Soucieux de leur responsabilité y compris sociétale et citoyenne, les entrepreneurs du SNES feront en ce qui les concerne et dans la mesure de leurs moyens -éventuellement consolidés- tout leur possible pour tenter de sauvegarder et conforter un pôle national de prestations de services de sécurité privée de proximité.

La sécurité privée, dans les strictes limites républicaines qui lui sont imparties par la réglementation, est et doit absolument demeurer, de manière compétitive et efficace, au service de l'intérêt général et par la même de celui de l'ensemble des citoyens et de l'économie nationale. Une économie nationale  créatrice de richesses qui exigent prévention et sécurité, notamment, privées.

 

http://www.e-snes.org/#tabneo

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commentaires

Y 05/05/2012 17:17


Pas mieux christian et faudrait pas beaucoup me pousser pour que je dise pire!

Christian 04/05/2012 09:24


Bonjour, COUP DE GUEULE !


quand les donneurs d'ordres intègreront le poste "sécurité" à sa juste valeur dans leurs budgets le SNES ( et autres USP/AMDS pourront nous ressortir ce genre de discours larmoyants. En
attendant la SEULE préoccupation de l'agent de "base" est de récupérer un salaire décent de toute cette cuisine financière. Par analogie avec l'article sur la Calédonie nous avons en France
la sécurité que nous méritons, pas plus.


NEO vient de nous montrer que lorsque l'on ne sait pas gérer on se plante ( salut JMH et bon vent, vas jouer au bandit manchot avec ton euro symbolique ! ).


Salaires décents et formations à la hauteur pour un métier valorisant et reconnu, donneurs d'ordres véreux-mafieux à bannir et sanctions aux "boiboites" de sécu "à la sauvette" ( créées avec
3 francs-6 sous par des voyous incompétents qui mettront la clé sous la porte dans 6 mois ). Et un Pôle Emploi ( qui sent le sapin ) à réanimer d'urgence.


Quant à vouloir absolument des investisseurs français, qu'on m'explique ! A quoi sert l'Europe ? Quid de Securitas/Seris/Prosegur ? A mettre dehors pendant que vous y êtes ? ( Pas
d'ex missions régaliennes pour "ces gens-là" ? )


C'est quoi ou qui "les français de France" ?


Et de l'argent français de France ? Vous le trouvez où ? Dans les caisses de la grande distribution par exemple, chez les pétroliers, les assureurs, les banquiers, l'immobilier... Bref, là
où il est !


Prochaines unes de la presse bien intentionnée :


LA FRANCE MALADE DE SA SECURITE...