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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 07:00

Oubliez Nestor Burma, Sherlock Holmes ou Mike Hammer : les détectives privés français, dont les effectifs ont fondu en une dizaine d'années, ont le blues et voudraient que les pouvoirs publics s'intéressent davantage à eux.

Avant leurs états généraux jeudi après-midi à Paris, les agents de recherche privée - dénomination officielle des détectives privées - ne sont plus que quelques milliers. L'agent de recherche privée est chargé d'apporter les preuves dans le cadre d'un procédure en cours ou à venir.

Actuellement, il existe quelque 800 agences de recherche privée contre près de 3.000 au début des années 2000, dit à l'AFP Samuel Mathis, vice-président du Syndicat national des agents de recherche privée (Snarp). Des agences qui ne comptent souvent qu'une seule personne.

Selon le rapport 2013 du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), qui délivre notamment les agréments des entreprises du secteur représentant près de 150.000 salariés pour un chiffre d'affaires en 2012 de 5,5 milliards d'euros, les entreprises de recherche privée ne constituent que 12 % de ce secteur.

Avec la réforme de 2005, qui a simplifié considérablement les modalités du divorce, les détectives privés ont changé de métier : beaucoup moins de filatures du mari volage qui passe la nuit chez sa maîtresse mais davantage de recherches liées à l'entreprise, explique Samuel Mathis. 60% du chiffre d'affaires des agences, ajoute-t-il, est constitué par le droit de l'entreprise (harcèlement de salariés, arrêts-maladie indus, fraude à la concurrence, détournements d'actifs...) contre 40% pour le droit de la famille (divorce, garde d'enfants, pension alimentaire, recherche de personnes disparues...).

"Le constat d'adultère par huissier est tombé en désuétude", confirme Jean-Claude Baret, 67 ans, pilier de la célèbre agence Duluc Détective, créée à Paris en 1913 et qui compte sept salariés.

- Dossiers économiques -

Ce mercredi, Jean-Claude Baret boucle un rapport d'enquête pour Alexandra, une Britannique de 43 ans, qui recherche ses parents biologiques. Une enquête bouclée en un mois, le temps de retrouver le nom, l'adresse et le téléphone du père qui vit au Mexique et les coordonnées de la mère installée dans le sud de la France. La cliente de Duluc Détective déboursera 2.050 euros pour cette enquête.

"Ce type de recherches est devenu une spécialité de l'agence Duluc", confie Jean-Claude Baret, avec l'augmentation du nombre des gens nés sous X qui veulent connaître le nom de leurs parents biologiques". Des généalogistes nous demandent également des enquêtes, ajoute Jean-Claude Baret, qui travaille depuis 42 ans dans cette agence, installée à deux pas du Louvre.

Il assure que son agence a un "taux d'élucidation très important" des affaires car "nous dissuadons aussi nos clients de nous confier des enquêtes qui n'ont aucune chance d'aboutir".

Les agences de détectives privés consacrent la majorité de leur temps aux dossiers économiques. A la demande d'une entreprise, l'agent de recherche privée peut ainsi s'intéresser à un salarié pour établir l'éventuelle existence de lien entre celui-ci et une entreprise concurrente.

"La crise économique nous fait aussi souffrir car elle réduit nos activités et donc nos effectifs", relève Samuel Mathis, qui souhaite alerter les pouvoirs publics lors des états généraux sur les "problèmes urgents" de la profession. "Nous demandons notamment au CNAPS de nous délivrer plus rapidement les agréments", précise-t-il.

Créé il y a deux ans et placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, le CNAPS est chargé de l'instruction, de la délivrance et du retrait des agréments et des cartes professionnelles, de la discipline de la profession et de contrôles qui peuvent aboutir à des sanctions disciplinaires. Pour remplir ses missions, il reçoit 0,5 % du montant hors taxes de chaque prestation.

 

source: http://www.lepoint.fr/societe/les-detectives-prives-ont-le-blues-17-04-2014-1813817_23.php

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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GARANT 21/04/2014 12:41


Ce "Blues" est surtout lié à la représentation de notre profession au sein du CNAPS...


 le silence de nos "représentants" voire leur incompétence  sont bien plus préjudiciables que la "crise" économique. je crois fermement à la
nécessité  du CNAPS, le problème n'est pas dans la rapidité de délivrance des agréments, mais dans le contrôle de qui fait quoi et comment.


En effet, nombre de sociétés de Sécurité Privée (gardiennage surveillance ou autre) ainsi que des sociétés dites "d'intelligence Economique" proposent à leurs clients  de l'Enquête Privée...


il y a aussi du ménage à faire sur le net avec des sites sur lesquels figurent en contradiction avec l'Article 12 du Code de Déontologie CNAPS soit, des logos avec  du bleu blanc rouge, soit le logo officiel de
la Marianne  avec en dessous agrément CNAPS soit et j'en passe avec une évocation des ex activités au sein des service de l'état...


Auparavant, un enquêteur Privé qui exerçait dans plusieurs villes devait obtenir  un agrément Préfectoral pour chaque adresse ( tout du moins celui qui voulait exercer en conformité avec la
loi)...


Aujourd'hui un Enquêteur Privé avec agrément ou pas, fait croire sur son site qu'il est à la tête d'un groupe international et parasite ainsi des professionnels qui travaillent sur leur secteur
sans publicité mensongère.


Il est intéressant aussi de regarder les pseudos annuaires qui se servent des sites de professionnels pour faire croire au public qu'ils regroupent tous les professionnels de France, recueillent
ainsi des informations privées  sur les requêtes  passant par leurs sites (du travail pour la CNIL) pour en faire profiter leurs adhérents...


Bien  Cordialement