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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 08:56

Dans le Lot, à Cahors, un petit entrepreneur en sécurité privée brave l'omerta qui sévit dans son secteur et balance quelques réalités sur les curieuses pratiques qui s'y sont développées. Structures juridiques fantômes, dumping social intenable, organisme professionnel gravement compromis. Voyage chez des gros bras tout malheureux de patauger dans de sales eaux.

 

Avec ses déclarations, Moise Rozé vient de lancer un petit pavé dans la mare un peu pourrie de la sécurité privée : ce patron d’une entreprise du secteur installé dans le Lot a dénoncé récemment sur la place publique les pratiques illégales de ses confrères.

 

Régie par la loi de 1983, la sécurité privée est un secteur qui s’est développée comme la chienlit en France : vite et mal, à la faveur entre autres du désengagement de l’État qui y voit une façon de faire des économies à travers le concept de “coproduction de la sécurité intérieure”. Le récent Cnaps (Conseil national des activités privées de sécurité est censé y mettre fin.

 

Si la situation est connue, elle est rarement déballée ainsi. “De souvenir, c’est la première fois qu’un confrère, hors syndicat, dénonce ainsi de tels agissements”, témoigne Jean-Marc1. L’omerta est en effet de mise car les informations circulent vite. “J’avais dénoncé une fois et ça s’est su, témoigne David Fleurentdidier, patron d’une petite entreprise. Le bruit a couru que j’allais fermer.”

 

Vu la situation de non-retour dans laquelle Moise Rozé se trouve, il n’a plus hésité à se lâcher. Sa société King sécurité est en effet en liquidation judiciaire. Il dénonce donc sans vergogne, glissant facilement des noms. Sans toutefois entamer d’actions en justice : “je n’ai pas de preuves en main. J’ai juste transmis à l’Association nationale des métiers de la sécurité des devis qui m’ont été refusés car jugés trop chers, j’étais au-dessus de 15 euros.” Pour référence, en 2010, le coût de revient horaire d’un agent de base était de 15, 16 euros, hors coût de structure [pdf].

 

L’Association nationale des métiers de la sécurité (ADMS), un syndicat regroupant une centaine de petites entreprises, est engagé depuis 2005 dans la lutte contre le travail illégal. Il a entre autres mis en place une une convention nationale de partenariat avec la Délégation interministérielle pour la lutte contre le travail illégal (Dilti) en 2006, rejoint par l’USP, un des deux poids lourds syndicaux du secteur. L’ADMS s’est chargée de porter le fer juridique, en se portant partie civile contre Sécurité, Organisation, Surveillance (S.O.S.46). Cette association a été prévenue d’infraction à la réglementation relative au travail illégal en mars 2011. Quelques mois avant, l’ADMS avait contacté l’inspection du travail en son sujet [pdf] précisant les infractions reprochées :

 

Le reste de l'article: http://owni.fr/2012/04/23/un-patron-de-la-securite-privee-balance/

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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RifRaf 06/05/2012 12:11


Faut arreter de critiquer ses associations, SOS 46 ne fait pas de la sécurité, sinon nous n'avons pas la même définition du service que doit apporter une agence de professionnel de la sécurité.


SOS 46, avec qui j'ai déja bossé sur Cahors, sont bénévoles, ils ont surtout un role de placeur sur les parkings, ils ne font en aucun cas des missions d'agent de sécurité.


De plus notre ami Moise qui " vient de lancer un petit pavé dans la mare " à legerement oublié de dire qu'il est en redressement judicaire depuis 2008. Et c'est pas à cause de SOS 46 !!!!

83-629 10/05/2012 11:13



Légalement une association ne peut pas etre une "structure" qui propose "contre rémunération" des missions de sécurité des personnes et des biens.


Si SOS 46 ne ce fait pas rétribuer ou payer par qui que ce soit pour ces missions de "placeur", alors c'est bon. Si SOS46 émet des factures ou devis, là il y à rétribution et donc
"professionnalisme" (profession= rétribution).



Y 01/05/2012 16:03


On avait deja parlé des associations qui faisaient de la sécurité lors de match sportifs. 


Le truc est bien connu et diverses association sa travers la france pullule, mais bon çà  a tendance a disparaitre sur de gros contrats.


En espérant que le cnaps regardera aussi de ce côté. A moins de dénonciation comme l'a fait king securité.


Je suis étonné de voir "au dessus de 15 euros" c'est que le gars devait etre vachement bas.


Perso une société est viable a + de 20 euros Ht et encore faut pas avoir un cout structurelle de folie, c'est a dire t'es boss et tu compte pas tes heures productives ou pas. et tu te sert pas
des salaires royaux et tu roule pas en berline....


 

83-629 02/05/2012 10:53



Oui, mais le pouvoir reste entre les mains du donneur d'ordre: temps que certaines entreprises ne vendrons pas à la juste valeur des prestations de sécurité.