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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 09:44

La mobilisation pour assurer le dispositif Vigipirate, mais aussi le déploiement exceptionnel de sécurité pour faire face àl’afflux de réfugiés – 1 300 policiers sont mobilisés rien qu’à Calais - a forcément des répercussions sur les autres missions de sécurité publique. « La police du quotidien est défaillante », regrette un responsable syndical.Un gardien de la paix de de Seine-Saint-Denis fait ce constat depuis les attentats de janvier :Le week-end, dans le plus grand district du département, il n’y a plus qu’un seul véhicule de police secours ! Les autres véhicules sont utilisés pour les missions liées à Vigipirate.Erwan Guermeur, policier à Bobigny, délégué du syndicat SGP Unité Police évoque même des « interventions ratées » à cause de Vigipirate.

Les policiers mobilisés par Vigipirate seraient aussi lassés comme l'explique Patrice Ribeiro, secrétaire général deSynergie Officiers :Ils ont un sentiment de perte de sens de leur métier. Lorsqu’on a un gilet pare-balles et qu’on passe sa journée devant une synagogue, devant une école et qu’on a l’impression de servir à rien, c’est un peu compliqué.Et tous les syndicats sont unanimes sur cette question.La mobilisation pour assurer le dispositif Vigipirate, mais 

La main tendue au privéEn période de disette, l’exécutif ne peut pas faire d’effort massif pour le budget de la place Beauvau. Alors quelles sont les solutions pour pallier au manque d’effectifs ? En chœur, les syndicats de policiers répondent : « la sécurité privée ». Un discours inimaginable il y a encore quelques années, « Les policiers sont devenus pragmatiques », analyse Alain Bauer. Ils vont devoir déléguer un certain nombre de missions au secteur privé pour se recentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire la lutte antiterroriste, le contrôle de la voie publique et la police judiciaire. Pour plusieurs syndicats, la police doit se délester de certaines « tâches indues » comme le transfèrement de prisonniers, la garde de détenus hospitalisés ou lasurveillance de personnes étrangères dans les centres de rétention.Très en vogue sous le précédent quinquennat, l’idée d’unpartenariat public-privé plus important n’a pas vraiment la cote place Beauvau. Cependant, faute d’alternative, et avecl’Euro 2016 en ligne de mire, le ministre Bernard Cazeneuvedoit s’y résigner et des réunions sur le sujet se sont multipliées ces derniers mois.Mais, étonnement, le secteur de la sécurité privée observe quelques réticences et pose ses conditions : il n’est pas question pour ses agents de patrouiller sur la voie publique ou d’obtenir des pouvoirs de répression. Encore moins d’avoir un rôle à jouer dans la lutte antiterroriste. Selon Pierre-Antoine Mailfait, secrétaire général de l’USP, l’union des entreprises de sécurité privée :Nous ne sommes ni armés, ni formés pour ce type de missions. Nous serons très vigilants pour ne pas mettre [nos agents] en porte à faux et ne pas les transformer en cibles potentielles pour des terroristes.Plus problématique encore que les réserves du secteur privé, il y a le manque d’agents disponibles. Les pouvoirs publics ont estimé à 30 000 le nombre d’agents nécessaires pour sécuriser les enceintes sportives et les hôtels des joueurs pour l’Euro 2016. L’USP répond que le privé ne pourra en fournir que 10 000 environ. Le président du CNAPS Alain Bauer, prévient :L’exemple de ce qui s’est produit à Londres lors des Jeux Olympiques où l’opérateur anglais s’est effondré au premier jour, et où il a été remplacé au pied-levé par des forces militaires incite à une très grande prudence ! Il faut que les organisateurs [de l’Euro] soient lucides. Ils le deviennent, mais ce n’est pas très rapide Recruter à l'étrangerPour pallier le manque d’agents - publics comme privés- pour assurer la sécurité lors de la coupe d’Europe de foot, trois options  sont envisagées. La première : faire appel à des réservistes (anciens policiers, militaires ou gendarmes) et leur accorder un droit d’exercer provisoirement le métier d’agent privé. La seconde : recruter à l’étranger en faisant appel à des agents de sécurité francophones. La dernière : délivrer une carte d’exercice provisoire à des personnes qui auraient une formation et une activité réduites pour des missions jugées peu complexes, comme le contrôle des sacs à l’entrée des stades. Quelles que soient les options choisies in fine par le ministère de l’Intérieur, il faudra modifier la législation pourl’Euro 2016. 

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commentaires

JL 05/10/2015 23:41

Bonsoir,
Le dispositif de Vigipirate fait poser pas mal de questions... En Ireland du Nord de 1968 à 1998 il y a eu (en moyen) 10 morts et 140 blessés tous les mois. Si nous appliquons les mêmes statistiques à la France depuis l'attentat de Charlie Hebdo nous devrons être aujourd'hui (10 mois plus tard) devant un chiffre d'à peu près 100 morts et 1400 blessés directement liés aux actions du terrorisme. Les chiffres n'y sont pas et la nécessité du dispositif non plus...
Cdt,