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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 17:39

Comme je le répète souvent: il y à plus de morts d'agents de sécurité en discothèque que pour les convoyeurs de fond ... Malgré tout, aucunes obligations légales concernant leurs protection (porte blindée, gilet balistique, etc ..). C'est sûr qu'une grève des convoyeurs de fond à toujours eu plus de pouvoirs de nuisance que de "simples portiers" ...

 

Il menace le videur de la discothèque avec un pistolet semi-automatique

Un homme de 26 ans a été interpellé, dimanche 4 décembre, après avoir menacé avec une arme de poing un vigile de la discothèque Imperio Club, à Pierrelaye, à la suite de bagarres.

 

Des clients qui en viennent aux mains, un vigile qui se retrouve avec une arme sous le nez. Fin de nuit houleuse devant la discothèque Imperio Club, à Pierrelaye. Dimanche 4 décembre, vers 7h30, les policiers sont alertés pour des rixes qui ont éclaté devant l’établissement situé à proximité de la zone commerciale de la Patte-d’Oie. Lorsque la patrouille arrive sur place, le calme semble toutefois être revenu. Mais les fonctionnaires sont abordés par l’un des videurs de la boîte de nuit qui leur explique avoir été menacé par un client armé d’un pistolet. Il désigne l’individu, au visage tuméfié, qui se trouve encore sur le parking à côté d’une Audi A3.

Un calibre 7,65 mm chargé de cinq cartouches

À la vue des forces de l’ordre, le suspect prend la fuite à pied en direction du magasin Truffaut dont il escalade le grillage avant d’être finalement rattrapé et appréhendé par les policiers non sans s’être débattu. Les fonctionnaires ont par ailleurs retrouvé l’arme dont il s’était débarrassé dans sa fuite, un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm et chargé de cinq cartouches. Domicilié à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), l’homme de 26 ans a été interpellé et placé en garde à vue.
 
En mai dernier, la discothèque de Pierrelaye avait déjà été le théâtre de violences. Deux clients, qui avaient été mis dehors, avaient ouvert le feu sur le gérant, âgé de 45 ans, avec un fusil à grenailles. Touchée à l’arrière d’une épaule, la victime avait été transportée à l’hôpital. Un suspect, âgé de 30 ans, avait été interpellé. (lire ici)
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 10:09

C'est une décision "particulièrement sévère" selon son avocate. Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné lundi après-midi un homme à trois mois de prison ferme, rapporte La Dépêche du Midi. Ce ressortissant marocain de 22 ans était poursuivi pour vol en réunion avec circonstances aggravantes. 

 

Ce qu'on lui reprochait : avoir volé une bûche de fromage de chèvre dans un commerce de la ville. La justice l'accusait aussi d'avoir frappé le vigile au moment de son interpellation. Interrogée par LCI, son avocate, Clémence Durand, tempère : "L'agent de sécurité n'a pas eu d'ITT et il n'avait pas de blessures constatées". Son client avait ensuite été intercepté par les forces de l'ordre alors que son complice avait  quant à lui réussi à prendre la fuite.

Concernant le vol, l'homme s'est justifié devant les juges, affirmant que c'était la première fois qu'il agissait ainsi. Il a ajouté que cela faisait alors "trois jours qu'il n'avait rien avalé", que son casier judiciaire était vierge et qu'il n'était pas connu des forces de police. Sur la bagarre avec le vigile, Clémence Durand estime qu'il "a réagi violemment car il a eu extrêment peur de ce qui risquait de lui arriver une fois arrêté".  Selon elle, "c'était le geste d'un jeune homme désépéré."  Une peine de prison de cinq à huit mois de prison ferme avait été requise par le procureur. Finalement, le tribunal a donc condamné le fautif à trois mois de prison ferme, avec placement immédiat en détention.

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 11:46

L'homme qui avait saccagé l'Apple store de Dijon en septembre dernier a été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Dijon, mardi 25 octobre. Ce trentenaire a été également condamné à deux ans de mise à l'épreuve et à 17 000 euros de dommages et intérêts. 

"J'étais dans un état de colère monstre"

En septembre dernier, l'homme a détruit à l'aide d'une boule de pétanque de nombreux téléphones, tablettes et ordinateurs de l'Apple store du centre commercial de la Toison d'Or à Dijon. Apple refusait de lui rembourser un téléphone défectueux, selon ses dires. "J'étais dans un état de colère monstre", a-t-il dit à la barre, en expliquant s'être senti "humilié".

La scène, entièrement filmée, avait fait le tour du monde. Sa peine a été assortie d'une obligation de travailler ainsi que d'une interdiction de fréquenter le centre commercial dijonnais. Il a également écopé d'une amende de 300 euros pour violence sur un vigile du complexe commercial.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 20:31

Le portier d’un club échangiste de Cannes, soupçonné d’être responsable de la mort d’un des clients de l’établissement, va être mis en examen pour « homicide volontaire » et déféré ce lundi après-midi devant un juge d’instruction, a annoncé à20 Minutes le parquet de Grasse.

Le drame s’est noué dans la nuit de samedi à dimanche devant L’Anonyme, une discothèque privée libertine située sur le boulevard Carnot, dans le centre de la cité des festivals. Un Américain de 63 ans, client de l’hôtel adjacent, s’est présenté à la porte de l’établissement d’où il a été vraisemblablement repoussé par le physionomiste, provoquant sa chute mortelle.

« Il n’y avait aucune agressivité de la part du client »

Deux témoins directs de la scène indiquent « qu’il n’y avait pourtant pas eu d’altercation, aucune agressivité de la part du client », détaille le procureur adjoint Alain Guimbard. Mais que, « d’un coup, le portier a poussé la victime très violemment, la faisant basculer et tomber dans le vide de la cage d’escalier », précise-t-il encore. L’Américain a atterri 15 m plus bas. Il est décédé une heure plus tard à l’hôpital de Cannes.

Employé non déclaré du club, où il travaillait « régulièrement », le physionomiste a nié les faits pendant sa garde à vue, malgré les témoignages et les bandes-vidéo saisies. Cet homme de 42 ans sans antécédent va donc être mis en examen pour « homicide volontaire » et déféré devant un juge d’instruction.

Le gérant de l’établissement, âgé de 82 ans, avait également été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Il serait rentré chez lui sans attendre l’arrivée des secours et pourrait être poursuivi pour « non-assistance à personne en danger ».

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 11:43

Le nouveau danger: Des drones piégés ...

Deux militaires français ont été grièvement blessés, dimanche 2 octobre à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

Les militaires ont intercepté un drone qui, une fois posé, a explosé, selon Le Monde.

Ce mode d'action n'avait jamais été utilisé contre les forces françaises. Il pourrait provenir d'un groupe lié à Daech.

Deux peshmergas, les combattants kurdes, ont été tués dans l'attaque.

Les militaires, deux commandos parachutistes, sont originaires de la base d'Orléans-Bricy.

Ils ont aussitôt été rapatriés en France, à l'hôpital militaire Percy-Clamart (Hauts-de-Seine), et l'un d'eux serait entre la vie et la mort.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 07:00

• Agents privés de sécurité

L'exercice de la profession d'agent privé de sécurité - gardiennage, agent cynophile, opérateur de vidéoprotection, sûreté aéroportuaire, transport de fonds...- est soumis à l'obtention préalable d'un agrément, délivré après enquête de police, du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Il est renouvelé tous les cinq ans. Cet agrément est un «avantage» pour réduire les risques, expliquait à l'AFP, après les attentats de novembre 2015 Michel Mathieu, patron de Securitas France. Il faisait alors état de «plusieurs cas d'infiltration dans des sociétés de sécurité» dont certains dans sa propre entreprise.

• Gendarmes

Le général Richard Lizurey, nouveau directeur général de la gendarmerie, l'a récemment admis sur la radio RTL: il y a des exemples en internes de radicalisation. «Il y a quelques cas que nous suivons (…). Car il faut d'abord déterminer le niveau de radicalisation. Il y a une dizaine de cas sur 125.000 personnes qu'on a réussi à désamorcer à temps.» «Dans le cadre de nos recrutements, quels qu'ils soient, nous prenons des précautions pour vérifier que nous ne soyons pas infiltrés», a toutefois insisté le général Lizurey. Dans la gendarmerie, comme dans les autres corps de l'armée d'ailleurs, des vérifications sont menées lors des recrutements. On vérifie si le candidat a un casier judiciaire vierge, s'il n'est pas inscrit sur le FPR, le fichier des personnes recherchées. Des tests psychotechniques sont menés de même qu'une enquête de moralité auprès de la famille, d'anciens employeurs et dans les communes de résidence. Est également réalisée une enquête sur la famille proche: parents, enfant de plus de 16 ans et conjoint.

• Surveillants de prison

La radicalisation de certains surveillants de prison au contact de détenus prosélytes est un phénomène «infiniment minoritaire» mais «réel», expliquait mi-septembre le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas. «J'ai eu des cas sur lesquels nous avons pris évidemment les mesures adaptées», ajoutait-il sur RTL, évoquant des «sanctions» et «des éloignements». Il y aurait 10 à 30 cas sur les 27.000 surveillants pénitentiaires travaillant en France, selon des sources syndicales, mais il s'agit le plus souvent d'agents ne respectant pas leur devoir de neutralité, en refusant par exemple de saluer des collègues féminines par conviction religieuse. Le ministère de la Justice assure toutefois qu'aucun d'eux n'a appelé à la violence. En cas de suspicions, une surveillance accrue est mise en place et peut conduire à une procédure disciplinaire, entraînant soit un éloignement du fonctionnaire de la population pénale, soit une suspension, voire une révocation. Et si un délit est commis, un signalement est effectué auprès de l'autorité judiciaire. «Mais cela n'a jamais été fait jusqu'ici», selon la Chancellerie. L'administration pénitentiaire a recruté 2100 personnels l'année dernière, et prévoit d'en recruter 2500 supplémentaires l'année prochaine. Le niveau d'exigence lors de ces recrutements devra être «élevé» a estimé le ministre de la Justice. Pour chaque personne recrutée, une enquête de la préfecture vérifie notamment que la personne n'est pas fichée «S» et que son casier judiciaire est vierge.

• Employés des aéroports parisiens

Tentatives de sabotages de vols commerciaux, mentions «Allah Akbar» sur des avions, agent de Roissy qui refuse de guider un avion piloté par une femme... Dans les colonnes du Canard enchaîné, un agent du renseignement fait état d'une «dizaine de personne sous surveillance» chez Air France. «Concernant Air France, nous avons constaté plusieurs anomalies avant le départ de plusieurs vols commerciaux. Elles s'apparentent à des tentatives de sabotage», témoigne notamment cette source. La compagnie dément et assure que les clients sont «en sécurité absolue».

Un mois après les attentats du 13 novembre, le PDG d'Aéroports de Paris, Augustin de Romanet, expliquait que «près de 70 badges» d'agents sur les 85.000 qui travaillent dans les zones les plus sécurisées de Roissy et Orly avaient été retirés depuis le début de l'année, notamment pour «des phénomènes de radicalisation». Le patron d'ADP tentait toutefois de rassurer: pas de fiché S au sein de son entreprise. En plus des forces de l'ordre, environ 5000 agents de sûreté assurent quotidiennement le contrôle des personnels, des passagers et de leurs bagages dans les aéroports parisiens. Sur ces 5000 agents, 264 sont des personnels d'ADP. Les autres sont des salariés d'entreprises de sûreté, recrutés par des prestataires privés - de source aéroportuaire, quelque 700 sociétés privés travaillent rien que sur Roissy -. Ce recrutement fait l'objet d'une procédure très stricte avec trois enquêtes dont celle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). D'une manière générale, toute personne travaillant dans les zones les plus sécurisées - après les postes d'inspection - est soumise à une procédure d'habilitation avec une enquête de police qui lui permet d'obtenir un badge d'accès «rouge». Cette habilitation délivrée par le préfet pour trois ans peut être retirée très rapidement en cas de comportement suspect.

• Employés de la SNCF et de la RATP

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pépy, a relevé en janvier une dizaine de cas de radicalisation en un an. Les personnes concernées ont été mutées. «Nous n'avons pas accès aux fiches S car nous ne sommes pas habilités 'confidentiel défense'. Lorsque les services de lutte antiterroriste repèrent quelqu'un qui est à la SNCF, ils ne nous donnent pas la fiche S, mais ils nous donnent l'information que telle ou telle personne doit faire l'objet d'une “mesure particulière”, entre guillemets», selon Guillaume Pepy. Une fois l'information reçue, la direction de la SNCF évalue si le poste occupé par l'individu en question peut poser des questions de sécurité, s'il est conducteur de train, à un poste d'aiguillage ou agent de sécurité armé. Dans ce cas, «on change les gens de job. On ne les licencie pas car sinon ce serait un puissant incitatif à la radicalisation. Mais on prend des mesures de précaution de telle sorte que ces personnes ne soient pas dans des positions de sécurité», a assuré le patron de la SNCF.

• Enseignants

La ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a admis en août dernier qu'une «dizaine» d'enseignants avait été suspendus car ils étaient fichés S. «Depuis janvier 2015, nos procédures et nos méthodes de travail entre ministère de l'Éducation nationale et ministère de l'Intérieur n'ont cessé de s'améliorer», a affirmé la ministre. «Les informations nous sont automatiquement transmises par le ministère de l'Intérieur et notre réponse est simple: suspension immédiate et procédure disciplinaire engagée (…) en vue d'une exclusion définitive». La ministre a rappelé qu'élèves et personnels étaient «représentatifs de l'ensemble de la société» et qu'il ne fallait «donc pas s'étonner» de trouver parmi eux des personnes en voie de radicalisation.

• Employés de sites classés Seveso et de centrales nucléaires

Si les entreprises classées Seveso ne savent pas de manière systématique si leurs employés font l'objet ou non d'une fiche S, «dans la pratique, des dispositions sont prises pour éloigner ces personnes des sites. Certaines entreprises ont déjà pu avoir des contacts avec la sécurité intérieure. Nous sommes dans une zone grise»,expliquait au Figaro le directeur général de l'Union des industries chimiques (UIC),Jean Pelin. Mais en l'état actuel de la législation du travail, difficile de licencier la personne en question. Pour l'accès aux sites Seveso en tout cas, les mesures de sûreté ont été renforcées, notamment depuis les attentats, avec la vidéosurveillance, des badges visibles, ou encore des plots en béton - plutôt que de simples barrières - pour empêcher l'irruption d'une voiture bélier.

Les règles d'accès aux sites nucléaires sont aussi très strictes. Le personnel d'EDF ainsi que celui des prestataires intervenant en centrales nucléaires est soumis à une enquête administrative menée par les services préfectoraux en lien avec la police et la gendarmerie. L'enquête est renouvelée tous les ans pour les prestataires, tous les trois ans a minima pour les salariés EDF. En outre, une procédure systématisée permet le signalement de comportements atypiques. Environ 20.000 salariés permanents travaillent en centrale.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 08:29

Après les demandeurs d’asile à Gand, G4S va s’occuper des sans-abri à Anvers. Voilà le résultat du vote lors du Conseil du CPAS d’Anvers : l’agence de sécurité va exploiter le foyer d’accueil De Vaart à partir de juillet 2017. La décision tombe après l’annonce des résultats du rapport du jury. Deux organisations avaient présenté leur candidature : le CAW (actuel gestionnaire) et G4S care, coentreprise de l’agence de sécurité G4S et du groupe hôtelier Corsendonk.  

Dans une opinion en ligne, le directeur général du CAW, Koen De Vylder,a remis en doute l’indépendance des membres du jury. Sur les 5 jurys, 4 travaillent au CPAS et seul 1 jury est externe. Michael Lescroart, le porte-parole du président du CPAS et échevin des affaires sociales Fons Duchateau (NVA), se défend: « Le comité de gestion du CPAS a sélectionné les membres du jury en toute indépendance et pour leur expertise ».

Dirk Avonts (Groen) a quant à lui signalé que les critères des jurys ne correspondaient pas à ceux décrits dans l’appel. On note, par exemple, dans le rapport que « le CAW n’accorde pas assez d’attention à la politique en matière d’agression et de sécurité » alors que ce critère ne figurait pas dans la description.

Dans le rapport, des points négatifs sont également attribués au fait que le CAW emploie des travailleurs sociaux avec une grande ancienneté.Les opposants à la venue de G4S trouvent cet argument infondé d’autant plus que G4S n’a pas d’expérience dans l’accueil des sans-abri. Michael Lescroart a confirmé le manque d’expérience de G4S tout en ajoutant que l’entreprise a un centre de formation dirigé à Gand, ce qui n’est pas inscrit dans la description.

Autre point de discorde : la gratuité des services. Dans des questions-réponses publiées en juin, le CPAS écrit : « Dans le centre [De Vaart], des services peuvent être offerts comme des repas légers ou des boissons, des consignes, etc. Un petit montant peut être demandé aux sans-abri pour ces services. » Le porte-parole de Duchateau explique : « Ce point sera détaillé dans le contrat et je ne connais pas les intentions de G4S, ils doivent soumettre le document d’ici la fin de l’année. » Ce contrat devra ensuite approuvé par le Conseil du CPAS.

Les arguments de l’opposition n’ont pas suffi à faire changer d’avis la majorité (N-VA, CD&V et Open vld). Après le vote, une dizaine de sympathisants du Vaart ont scandé : « Le travail social n’est pas à vendre ». Certains d’entre eux ont dû quitter la salle. Les larmes aux yeux, Dirk qui fréquente De Vaart depuis 10 ans, est déboussolé : « Tout va changer. Je suis triste, je ne sais pas ce qu’on va faire. »

 

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 11:58

TÉMOIGNAGES- Routine, sentiment d'inutilité, manque de reconnaissance, défaut d'entraînement : le plan Sentinelle a changé la vie des militaires. Nombre d'entre eux sont lassés d'un métier qui ne ressemble pas à ce dont ils avaient rêvé. Certains ont même claqué la porte de la grande muette.

 

Il n'y a pas de syndicats dans l'armée. La grande muette serre donc les dents, et peine à faire entendre sa douleur. Pourtant, depuis plus d'un an et demi que dure le plan Sentinelle, mis en place en janvier 2015 après les attentats de Charlie Hebdo, nombreux sont les soldats à être lassés d'un métier qui ne correspond pas à ce pourquoi ils s'étaient engagés. L'été 2016 a été celui de la surchauffe: après l'attentat de Nice, le plan Sentinelle a été prolongé tout l'été pour 10.000 hommes , ce qui a occasionné des suppressions des congés, des annulations de permissions. Certains soldats en ont tellement assez qu'ils décident de quitter l'armée.

 

Sentiment d'inutilité et manque de reconnaissance

 

C'est le cas de Benoît, 24 ans, qui avait signé pour cinq ans en tant qui militaire de rang. En septembre 2016, il a quitté l'armée. «J'ai été dans un lycée militaire, mon père est militaire, j'ai toujours voulu faire l'armée, pour servir mon pays, pour faire un métier qui sorte de la routine», explique-t-il. «Quand on regarde les spots de recrutement de l'armée de terre, on a l'impression d'un métier qui bouge, mais on déchante rapidement.» Au début de son contrat, le jeune homme trouvait son travail «intéressant». Il est parti en mission en Nouvelle-Calédonie, en Centrafrique. Après les attentats de janvier 2015 ,c'est devenu «l'enfer». «On a commencé à enchaîner les missions Vigipirate dans des conditions difficiles. Parfois, on s'est retrouvé à dormir à huit dans 8m2», raconte-t-il. Idem pour François*,26 ans, sergent, pour qui le plan Sentinelle a été «la goutte d'eau qui fait déborder le vase». Lui aussi n'a pas renouvelé son contrat, et s'est reconverti dans l'immobilier. «Quand j'ai signé, on m'avait fait croire que j'allais partir à l'extérieur si j'étais bon. J'ai fini major partout et ne suis parti qu'une seule fois en cinq ans. On m'a gardé pour former les troupes.» «Vigipirate pour nous, c'est l'horreur», résume-t-il. «Quand tu es en Opex loin de ta famille, tu tiens le coup parce que tu es éloigné, mais quand tu es seulement à deux cent bornes de chez toi et que tu ne peux pas bouger, c'est beaucoup plus dur moralement.» «Il y a un ras-le-bol général», assure le jeune homme, ajoutant: «Je connais des gens qui ont quinze ans d'armée, qui connaissent leur métier, mais qui pètent les plombs.» «Beaucoup voudraient partir, mais ils sont trop vieux, ou ont une famille à charge» confirme Benoît, qui s'est reconverti lui, dans l'hôtellerie.

 

«Quand on regarde les spots de recrutement de l'armée de terre, on a l'impression d'un métier qui bouge, mais on déchante rapidement»

Rémi*, 27 ans, a lui carrément rompu son contrat au bout de trois ans, ne pouvant plus supporter le quotidien d'un soldat du rang. «Je n'ai jamais sauvé la patrie, on fait de la figuration.» «On n'a pas signé pour ça, c'est du boulot de vigiles», dit-il, pestant contre l'inutilité du plan Sentinelle: «Si on nous agresse, on n'a même pas le droit de riposter, pas le droit de fouiller une voiture, d'arrêter des gens». Les militaires ont pour consigne de n'utiliser le feu qu'en dernière instance, privilégiant la neutralisation à mains nues. En cas de positionnement statique, ils n'ont même pas le droit de poursuivre leurs éventuels assaillants. La seule fois où un militaire en plan Vigipirate a utilisé son arme en deux ans, c'est à Valence, au début de l'année 2016, lorsqu'un un homme a foncé sur des soldats avec une voiture. Les Sentinelles étaient devenues des cibles.

 

Outre leur sentiment d'inutilité, les jeunes hommes pointent du doigt «le manque de reconnaissance». «Jamais un merci, des gens qui te crachent dessus», raconte François. «Les seuls remerciements que j'ai eu, ce sont des anciens militaires à la retraite ou des touristes étrangers pendant l'euro.»

 

Vers une baisse du niveau général de l'armée?

 

De nombreux experts militaires, comme Bénédicte Chéron, Florent de Saint Victor, Michel Goya, Elie

« On est en train, lentement, mais sûrement, de perdre tous les acquis tactiques accumulés au Mali et en Afghanistan »

Tenenbaum, ont critiqué la légitimité et l'efficacité dans la durée du plan Sentinelle. Elie Tenenbaum, auteur d'un rapport de l'IFRI très complet publié en juin 2016 et intituléLa Sentinelle égarée, pointait du doigt un «contexte de frustration lié à des missions peu valorisantes et à la montée des incivilités». «Les militaires n'ont pas le blues seulement parce qu'ils sont sur-sollicités, mais parce qu'ils pratiquent une mission contestée et contestable» rappelle aussi Benédicte Chéron.

Avant les militaires vivaient selon un rythme ternaire: entraînement /Opex (opérations extérieures) /repos. Avec la généralisation du plan Sentinelle, ils ont basculé sur un rythme quaternaire: entraînement /Opex /repos /sentinelle. Ils passent désormais 50 % de leur temps en opération intérieure et 15 % en opérations extérieures (contre 5 % en opération intérieure et 15 % en opérations extérieures avant 2015). L'entraînement en pâtit sévèrement. «Alors que l'objectif de la LPM 2014-2019 fixait à 90 le nombre de journées de préparation par an, cette moyenne est descendue à 59 en 2015 du fait des engagements intérieurs», écrit Tenenbaum. 70 % des rotations dans les centres d'entraînement spécifiques ont été annulés en 2015.

«On est en train, lentement, mais sûrement, de perdre tous les acquis tactiques accumulés au Mali et en Afghanistan» s'inquiète le général, Bruno Dary. «La condition physique a baissé. On ne fait plus de sport, les gens sont fatigués», confirme Benoît, qui a lâché l'armée. «Il n'y a plus de sélection au niveau du recrutement», déplore-t-il. «Avant, mon régiment n'acceptait que des E1 [NDLR: les militaires du rang sont classés en trois groupes selon leur niveau E1, E2, E3), aujourd'hui il accepte des E3. C'est la génération Bataclan», ricane-t-il. «Ils s'engagent sur le coup du ‘je suis Charlie', mais sur le terrain, il n'y a plus personne. On recrute 50 personnes, et à la fin il en reste 15.»

Le ministère conscient de la lassitude des troupes

La lassitude des soldats du rang est très bien comprise par nombre d'officiers. Ainsi le général Thonier, qui écrivait en février dernier : «Jamais sans doute depuis la professionnalisation des Armées une opération n'aura été aussi préjudiciable pour l'Armée de Terre» Il ajoutait: «Sentinelle est destructrice parce cette opération «consomme» des femmes et des hommes qui devraient se former, s'entraîner ou se reposer avant un nouvel engagement». Un constat que partage le général Bruno Dary, qui reconnaît une «usure des personnels dans des travaux monotones et peu valorisants. Mais le général temporise: «Il faut faire preuve de discernement, il est normal qu'un soldat protège la France. Ça n'a peut-être pas l'exaltation du Mali ou de l'Afghanistan, mais c'est la terre de nos pères, la sécurité de nos familles et l'avenir de nos enfants.»

«On est conscient de la lassitude occasionnée», nous répond une source proche du ministère de la Défense. précisant que«l'abandon du plan sentinelle n'a jamais été envisagé en haut lieu». «L'opération est plébiscitée par les Français, utile pour la dissuasion et la protection», ajoute-ton. La Défense évoque également les efforts consentis par l'état: le passage de l'indemnité journalière de 5 à 10 euros, le choix de privilégier la patrouille au statique. Le recrutement de 11.000 hommes, annoncé par le gouvernement en mars 2015, et leur formation, prennent du temps. Les militaires recrutés devraient entrer en service bientôt, ce qui devrait soulager les militaires saturés par le plan Sentinelle.

Jusqu'à quand?

* Les prénoms ont été changés

 

 

lien: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/26/01016-20160926ARTFIG00161-on-n-a-pas-signe-pour-jouer-les-vigiles-ces-militaires-lasses-du-plan-sentinelle.php​

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 07:00

Ce week-end, la neuvième édition du challenge national inter-unités canin se déroule à Blois. Une compétition qui rassemble les meilleurs unités canines de France. Les participants sont des agents de sécurité, des militaires, des policiers et bien évidemment nos amis les chiens.

Les démonstrations sont musclées. Maîtres et chiens sont jugés par un jury sur leurs aptitudes et leur professionnalisme. Pour cette neuvième édition, 40 équipages sont en compétition, la moitié est issue de la sécurité privée, l'autre moitié est représentée par les forces de l'ordre (militaires, gendarmes, police nationale et municipale). Les meilleurs unités canines de France se retrouvent pour ce challenge et il y a même un équipe venue de Suisse.

 

 

 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 10:40

Ne les saluez pas en héros, ils pourraient se vexer. « On a seulement fait notre travail », rétorque en toute modestie Abderrahmane. C’est pourtant quelque chose de tout à fait exceptionnel dans la carrière d’un agent de sécurité, qu’il a réalisé avec ces deux collègues, Jérôme et Maxime : aider une femme à donner naissance à son enfant.

 

La scène inédite s’est produite samedi, vers 12 h 30, au rez-de-chaussée du centre commercial du Jeu de Paume, à Beauvais. Sur ces écrans de contrôle au poste de commandement, Larbi, adjoint au responsable de la sécurité du site, repère une femme enceinte visiblement en proie à de violentes contractions, à proximité du restaurant McDonald’s. Il envoie immédiatement une équipe à son secours.

 

C’est Abderrahmane qui arrive le premier sur les lieux. « Sincèrement, j’ai paniqué », confie l’agent de sécurité. Et pour cause, dans sa formation de sauveteur-secouriste du travail, s’il a appris des techniques de réanimation, aucune séquence n’était consacrée à l’accouchement. Jérôme, son collègue, n’en mène pas large non plus. « J’ai quatre enfants mais je n’ai assisté à la naissance d’aucun d’entre eux », reconnaît-il.

 

Très vite, les réflexes sont mobilisés. La patiente est allongée et déshabillée. Pour préserver son intimité tant que faire se peut dans ce lieu public, les agents de sécurité improvisent une salle de travail avec des panneaux publicitaires et rassurent la maman et le papa. « Tout est allé très vite, en quelques minutes la petite fille était là », raconte Maxime. « On a eu de la chance qu’il n’y ait pas eu de complication. » Rapidement, pompiers et Samu prennent le relais, direction l’hôpital pour la mère, qui souhaite rester anonyme, et l’enfant.

Un peu plus tard, Marion Le Tiec, directrice du centre commercial, a pu transmettre à tous, des nouvelles rassurantes en provenance de la maternité. Vingt-quatre heures après l’événement, l’émotion est encore palpable chez les agents de sécurité. « Quand le bébé a poussé son premier cri, c’était extraordinaire », raconte Jérôme. « Je n’ai pas pu retenir mes larmes. » Une « belle histoire » qui atteste selon Damien Lefèvre, responsable sécurité du centre commercial, du « professionnalisme et de l’efficacité » d’une équipe d’une vingtaine d’agents.

 

« Ça montre bien la diversité des situations auxquelles on peut être confrontés et de nos missions ».

 

leparisien.fr

Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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