Nous allons donc, à priori, bientôt changer durablement le directeur du CNAPS ... Mr Gardère à été été placé sous contrôle judiciaire , avec l'interdiction de se livrer à toute fonction en lien avec des entreprises de sécurité.

La durée de l'instruction, donc de la mise en examen, ne peut excéder un délai raisonnable, celui-ci est évalué en fonction de la gravité des faits reprochés et de la peine encourue, ainsi que de la complexité des investigations. La durée maximale est de 2 ans, mais le juge d'instruction peut la prolonger de six mois en six mois par une ordonnance motivée. (source wiki).

Notons que le patron de la société de sécurité privée à lui été remis en liberté.

 

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Ce haut fonctionnaire proche de la droite aurait profité d'avantages en nature en échange de services rendus quand il était directeur du Conseil national des activités privées de sécurité. Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'exercer tout emploi public.

 

Après deux jours de garde à vue, le préfet Alain Gardère a été mis en examen ce jeudi pour corruption passive par un agent public, abus d'autorité, prise illégale d'intérêt par personne exerçant une fonction publique, recel d'abus de biens sociaux et détournement de fonds publics, indique une source judiciaire au Figaro. Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec l'obligation de verser une caution de 150.000 euros et interdiction d'exercer tout emploi public, tout emploi lié à la sécurité et à l'aéroportuaire.

 

Cet ancien commissaire de 59 ans a été interrogé dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 23 septembre dernier. Interrogé pendant 48 heures par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la «police des polices», il a aussitôt été suspendu de ses fonctions à la tête du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), instance dépendant du ministère de l'Intérieur et chargée notamment de l'agrément, du contrôle des agents et des entreprises de sécurité privés. «Il est soupçonné d'avoir obtenu des services en échange de services principalement rendus» quand il était directeur du Cnaps, nous expliquait plus tôt une source judidiaire.

 

Une longue carrière dans la police

Après avoir occupé une dizaine de postes au sein de la police, cet ancien commissaire avait été nommé en mars 2011 directeur adjoint de cabinet du ministre de l'Intérieur Claude Guéant, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Quelques mois plus tard, il avait été envoyé à Marseille comme préfet délégué pour la sécurité , avec notamment pour mission d'y faire cesser les règlements de comptes sanglants. Il avait quitté ce poste peu après l'arrivée de la gauche au pouvoir en 2012, prenant en charge la sécurité des aéroports parisiens de Roissy et du Bourget jusqu'à sa nomination au Cnaps en janvier 2015.

Tout est parti d'une enquête portant sur les pratiques d'entreprises soupçonnées de travail dissimulé, avance Le Parisien. Au détour d'écoutes téléphoniques, pour lesquelles il n'est pas initialement visé, le nom et la voix d'Alain Gardère apparaissent. Les premiers soupçons également. Parallèlement, un suspect interrogé dans le cadre d'une autre enquête menée sur la police judiciaire parisienne, renforce les doutes de l'IGPN. Ce dernier aurait encouragé les enquêteurs à se pencher sur le train de vie du préfet, rapporte encore le quotidien.

Le préfet placé sur écoutes

Septembre 2015: une information judiciaire est ouverte et les téléphones du haut fonctionnaire sont placés sur écoute, explique au Figaro une source proche du dossier. Très vite, les enquêteurs vont intercepter des conversations sur des réservations de restaurants, des week-end à l'étranger et des vacances qui semblent être offerts au préfet. En contrepartie, le haut fonctionnaire aurait rendu des services en lien aves ses activités de président du Cnaps. «Les personnes apparaissent si redevables que la question du paiement ne se pose même pas. Les relations semblent anciennes et institutionnalisées», rapporte une autre source proche du dossier, citée dans Le Parisien.

Son directeur de cabinet au Cnaps, un autre policier, a été mis en examen pour atteinte à la liberté et à l'égalité d'accès aux marchés publics, corruption passive par un agent public et complicité de détournement de fonds publics. Il a également été placé sous contrôle judiciaire avec notamment interdiction de se livrer à toute fonction en lien avec des entreprises de sécurité.

Le patron d'une importante société de sécurité et de services aux aéroports et deux femmes, également interpellés mardi, avaient en revanche été remis en liberté.

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