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Publié par 83-629

Alors que les pénuries de main-d'œuvre dans la sécurité privée sont particulièrement visibles pour le public ces jours-ci, l'industrie fait face à ce problème depuis des années.

Dans ce contexte, les partenaires sociaux sectoriels de l'UE pour les services de sécurité privés, la Confédération européenne des services de sécurité (CoESS) et UNI Europa, ont reçu un financement de l'UE en 2021 pour continuer à traiter la question dans le cadre du dialogue social de l'UE.

Le projet primé de l'UE "INTEL : Intelligence des compétences pour les services de sécurité privés" vise à faire le point sur la situation actuelle des pénuries de main-d'œuvre et de compétences dans les États membres de l'UE, à fournir des informations sur les futurs besoins en compétences et à proposer des solutions pour responsabiliser les partenaires sociaux nationaux dans anticiper et gérer cet important défi.

Comme premier livrable du projet, la CoESS et UNI Europa publient aujourd'hui la toute première étude à l'échelle de l'UE sur les pénuries de main-d'œuvre et de compétences dans les services de sécurité privés. En 2021 et 2022, une équipe de chercheurs a interrogé des partenaires sociaux, des entreprises de sécurité et des clients dans 25 États membres de l'UE sur leurs perceptions et leur expérience des pénuries de main-d'œuvre et de compétences.

Les résultats de cette étude confirment la pertinence du sujet :

Les organisations d'employeurs et les syndicats signalent que les pénuries de compétences et de main-d'œuvre sont une priorité essentielle.

  • 92 % des entreprises signalent des difficultés croissantes à trouver des travailleurs au cours des 1 à 5 dernières années.
  • 48 % des entreprises ont du mal à répondre à la demande du marché en raison de pénuries de main-d'œuvre.
  • 70 % des partenaires sociaux sectoriels considèrent que les futures pénuries de compétences sont importantes et susceptibles de persister.
  • 68 % des entreprises s'attendent à ce que les pénuries de main-d'œuvre et de compétences constituent un sérieux problème pour leur développement futur au cours des cinq prochaines années.

 Cette situation résulte d'évolutions tant du côté de l'offre que de la demande :

Du côté de l'offre, les partenaires sociaux constatent une main-d'œuvre vieillissante à prédominance masculine face au changement démographique, mais aussi des lacunes dans les systèmes éducatifs nationaux.
Du côté de la demande, les parties prenantes voient un changement technologique qui entraîne de nouvelles demandes de services, mais aussi un déclin dans d'autres segments de services.
Le dialogue social peut être une force importante pour développer des solutions à ce problème d'une manière qui soit durable tant pour les travailleurs que pour les entreprises. Mais les partenaires sociaux signalent plusieurs obstacles pour résoudre efficacement ce problème :

Notamment, 83 % des partenaires sociaux nationaux signalent que les pratiques d'approvisionnement axées sur les faibles coûts, et leurs conséquences, constituent un obstacle majeur à la lutte contre les pénuries de main-d'œuvre et de compétences.

Beaucoup disent également que le manque d'intelligence des compétences est un autre obstacle important. Avec l'étude approfondie publiée aujourd'hui, les partenaires sociaux sectoriels de l'UE visent à combler cette lacune existante en matière d'intelligence des compétences.

Dans le cadre du projet INTEL, la CoESS et UNI Europa publieront un rapport sur les meilleures pratiques des partenaires sociaux dans plusieurs États membres de l'UE qui traitent conjointement les pénuries de main-d'œuvre et de compétences.

Ce second rapport sera publié au second semestre 2022.

Des ateliers nationaux seront organisés par des membres de la CoESS en Allemagne, en Suède et en Croatie à l'automne 2022 avec le soutien d'un financement de l'UE pour discuter des situations nationales dans ces pays.

Une conférence des parties prenantes de haut niveau sera organisée à Bruxelles le 24 février 2023 pour discuter des résultats du projet avec des experts des institutions de l'UE et des parties prenantes nationales des États membres de l'UE.

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T
J'ai l'impression qu'il y a un mauvais équilibre qui nuit à l'attractivité des métiers de la sécurité. <br /> Equilibre Niveau de salaire/ poids de la formation (carte pro..etc) etc...<br /> C'est "limite" plus valorisant d'être militaire. L'état devrait lui-même donner une prime à tous ce qui oeuvre pour la sécurité.
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