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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 09:00

Après plusieurs années d’incapacité à faire respecter ses règlements municipaux, Memramcook croit enfin avoir trouvé la solution à ses problèmes. Le Village fera appel à une firme de services de sécurité privée pour se doter d’un agent de conformité des arrêtés.

Les propriétaires d’édifices chancelants jugés dangereux, de propriétés délabrées, et qui refusent de se plier aux exigences de la belle Vallée en subiront bientôt des conséquences.

Les membres du conseil municipal ont voté lundi soir en faveur de l’embauche de Jeffrey A. Hunter, un Ontarien bilingue anciennement membre de la Gendarmerie royale du Canada, par l’entremise de la compagnie dieppoise EL Expert Sécurité/Security.

Fondée en 2005, l’agence de sécurité privée offre entre autres un service d’enquête, de sécurité pour des dignitaires, et de protection de scène de crime. L’entreprise indique sur son site Web avoir déployé des agents au Congrès mondial acadien de 2009 et au Championnat du monde d’athlétisme de 2010, et quelques centaines d’autres événements notables à l’échelle de la province.

Le montant du contrat négocié entre le village et l’entreprise n’a pas été dévoilé, mais le nouvel employé sera sur appel et rémunéré d’un taux fixe, sans commission. Il aura le droit de pénétrer sur les propriétés privées «à tout moment raisonnable» pour émettre des ordonnances et sera autorisé à entamer les processus judiciaires à la Cour du Banc de la Reine et à la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick.

Aux dires du maire, M. Hunter a déjà beaucoup de pain sur la planche.

Donald O. LeBlanc explique avoir reçu bon nombre de plaintes de la part de citoyens au fil des ans, alors que Memramcook devait s’en remettre au bon vouloir des propriétaires fautifs. Ce temps est maintenant révolu.

«Le défi a toujours été de trouver quelqu’un qui a les qualifications recherchées, mais qui est aussi financièrement abordable pour une municipalité plus rurale telle que la nôtre. Nous n’avons pas les moyens de nous payer un employé à temps plein pour faire ça à Moncton.»

Il s’agit là d’une réalité qui accable bien des communautés au Nouveau-Brunswick, comme le rapportait l’Acadie Nouvelle le 9 juillet.

La mairesse de Cap-Pelé, Debbie Dodier, a exprimé sa frustration face à l’incapacité de son village de faire respecter son arrêté municipal sur les véhicules récréatifs. Même son de cloche à Maisonnette, où le maire Jason Godin a indiqué que son village de quelque 600 habitants n’a pas les reins financiers assez solides pour supporter une poursuite en cour.

Donald O. LeBlanc tient à préciser que Memramcook optera d’abord de communiquer directement avec ses citoyens fautifs et que l’agent ne sera utilisé qu’en cas d’un refus d’obtempérer.

«À la fin de la journée, nos citoyens sont en droit de voir leurs arrêtés municipaux respectés. Si la situation se détériore, nous sommes maintenant en mesure de poursuivre les démarches et serrer la vis aux contrevenants.»

L’Acadie Nouvelle a tenté d’obtenir une entrevue auprès de EL Expert sécurité/security, mais personne n’a retourné nos appels. n

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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