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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 15:46

 

Guide Technique sensibilisation aux gestes qui sauvent

 

Les événements tragiques qui ont endeuillé la France au cours de l’année 2015 ont démontré la nécessité d’une meilleure sensibilisation de l’ensemble des français aux gestes qui sauvent, de manière à accroître la résilience de la population.

C’est pourquoi il a été décidé la rédaction d’un guide technique destiné aux formateurs, afin que les contenus dispensés lors de ces sessions d’initiation de deux heures, soient harmonisés sur l’ensemble du territoire national.

Outre le ministère de l’intérieur, cette démarche associe le ministère de l’éducation nationale, les collectivités territoriales et tous les acteurs publics, professionnels et associatifs impliqués dans les actions de sécurité civile et de secourisme, tant au niveau national que local. Dans ce document, vous trouverez les éléments techniques pour réaliser cette initiation dans les meilleures conditions. Un guide pédagogique est également mis à votre disposition.

La sensibilisation ainsi délivrée doit bien être distinguée de la formation en prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC 1) destinée au grand public. Les participants seront d’ailleurs incités, s’ils le souhaitent, à suivre ultérieurement une formation au PSC 1 auprès d’une structure agréée à cet effet.

 

SOMMAIRE

SE PROTÉGER, SE METTRE EN SÉCURITE

ALERTER

ARRETER UNE HÉMORRAGIE EXTERNE

INSTALLER LA VICTIME EN POSITION D’ATTENTE

REALISER UNE REANIMATION CARDIO-PULMONAIRE

SURVEILLER

Guide Technique et pédagogique: sensibilisation aux gestes qui sauvent (Suite aux attentats)

GUIDE PEDAGOGIQUE sensibilisation aux gestes qui sauvent

 

L’offre de formation dans le domaine des initiations a évolué et a intégré les évolutions techniques et pédagogiques dans le domaine du secourisme.

Cettte initiation comprend :

 Un module Protection alerte

 Un module arrêt d’hémorragie et positions d’attente.

 Un module intitulé « Urgence Cardiaque » (ou « Alerter, Masser, Défibriller ») de 40 minutes

Dans ce document vous trouverez les éléments pédagogiques pour réaliser cette initiation dans les meilleures conditions.

Le guide regroupant les éléments techniques est également mis à votre disposition.

Tous ces modules sont indépendants les uns des autres.

L’initiation présentée se fera selon le circuit administratif inhérent à toutes les formations : ouverture en Base Contacts, Procès-Verbal et remise d’attestations. Il existe d’autres formations courtes, spécifiques à la Croix-Rouge française, tel que le module « IPSEN » (Initiation aux Premiers Secours Enfant et Nourrisson) de 4 heures, le module « IRR » (Initiation à la réduction des risques) ou le module « Prévention »,

 

Ce document a été réalisé par la Direction de l’Urgence et du Secourisme, Pôle formation.

 

SOMMAIRE

CATALOGUE DES INITIATIONS AUX PREMIERS SECOURS

TECHNIQUES PÉDAGOGIQUES UTILISÉES PAR LES FORMATEURS

 INITIATION AUX PREMIERS SECOURS

 ANNEXES

LISTES DES MATÉRIELS

 REGLES ELÉMENTAIRES D’HYGIENE

Publié par 83-629 - dans Secourisme
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 10:22

Je vous en parlait ici : http://www.83-629.fr/2015/09/les-associations-de-securite-civile-aasc-pourrons-peut-etre-pratiquer-des-evacuations-sanitaires-urgentes-de-victimes.html,

c'est maintenant officiel, les associations agréées de sécurité civile pourront assurer des évacuations d'urgence:

- de personnes victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes en participant aux opérations de secours

- dans le prolongement des dispositifs prévisionnels de secours (type festival, concert, évènement sportif, etc.)

le décret n° 2016-713 du 31 mai 2016 fixe les conditions des évacuations d'urgence de victimes par les associations agréées de sécurité civile. Il prévoit que les associations devront répondre à certaines conditions pour leur équipage, qui pourra comprendre différentes catégories de personnel dont, au moins, une personne diplômée d'Etat ambulancier ou titulaire de l'unité d'enseignement « premiers secours en équipe de niveau 2 ». Il prévoit également que le véhicule devra répondre à des normes devant être fixées par arrêté du ministre de l'intérieur.

Décret n° 2016-713 du 31 mai 2016 relatif aux évacuations d'urgence de victimes par les associations agréées de sécurité civile

NOR: AFSH1611515D

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2016/5/31/AFSH1611515D/jo/texte
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2016/5/31/2016-713/jo/texte


Publics concernés : associations agréées de sécurité civile.
Objet : conditions de réalisation des évacuations d'urgence de victimes par les associations agréées de sécurité civile.
Entrée en vigueur : les dispositions de l'article 1er du décret sont applicables à la date de l'entrée en vigueur de l'arrêté relatif aux normes minimales de véhicules mentionnées à l'article R. 6312-48 et, au plus tard, le 8 juin 2016 .
Notice : le décret fixe les conditions des évacuations d'urgence de victimes par les associations agréées de sécurité civile. Il prévoit que les associations devront répondre à certaines conditions pour leur équipage, qui pourra comprendre différentes catégories de personnel dont, au moins, une personne diplômée d'Etat ambulancier ou titulaire de l'unité d'enseignement « premiers secours en équipe de niveau 2 ». Il prévoit également que le véhicule devra répondre à des normes devant être fixées par arrêté du ministre de l'intérieur.
Références : le code de la santé publique peut être consulté, dans sa rédaction issue du présent décret, sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr/).


Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'intérieur,
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment son article L. 1424-2 ;
Vu le code de la route ;
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de la sécurité intérieure, notamment ses articles L. 725-4 et L. 725-5 ;
Vu le décret n° 91-834 du 30 août 1991 modifié relatif à la formation aux premiers secours ;
Le Conseil d'Etat (section sociale) entendu,
Décrète :

Article 1 En savoir plus sur cet article...


Au titre Ier du livre III de la sixième partie de la partie réglementaire du code de la santé publique, il est inséré un chapitre II bis ainsi rédigé :


« Chapitre II bis
« Evacuations d'urgence de victimes par les associations agréées de sécurité civile


« Art. R. 6312-44.-Lorsqu'ils effectuent des évacuations d'urgence de personnes victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes en participant aux opérations de secours ou dans le prolongement des dispositifs prévisionnels de secours, conformément aux articles L. 725-4 et L. 725-5 du code de la sécurité intérieure, les équipages et les véhicules utilisés par les associations agréées de sécurité civile répondent aux conditions prévues au présent chapitre.


« Art. R. 6312-45.-Les personnes composant les équipages des véhicules des associations agréées de sécurité civile appartiennent aux catégories suivantes :
« 1° Titulaires du diplôme d'Etat d'ambulancier institué par le ministre chargé de la santé ;
« 2° Personnes titulaires de l'unité d'enseignement “ premiers secours en équipe de niveau 2 ” prévue par l'arrêté mentionné à l'article 10 du décret n° 91-834 du 30 août 1991 modifié relatif à la formation aux premiers secours ;
« 3° Personnes :
« a) Soit titulaires de l'unité d'enseignement “ premiers secours en équipe de niveau 1 ” prévue par l'arrêté mentionné à l'article 10 du décret mentionné au 2° ;
« b) Soit titulaires de l'unité d'enseignement “ prévention et secours civiques de niveau 1 ” prévue par l'arrêté mentionné à l'article 1er du même décret, ou de la carte d'auxiliaire sanitaire ;
« c) Soit appartenant à une des professions réglementées aux livres Ier et III de la partie IV du présent code ;
« 4° Conducteurs d'ambulance.
« Les intéressés sont titulaires du permis de conduire de catégorie B et possèdent une attestation délivrée par le préfet, après examen médical effectué dans les conditions définies aux articles R. 221-10 et R. 221-11 du code de la route. Ils ne doivent pas être au nombre des conducteurs mentionnés aux dispositions du I de l'article R. 413-5 et du 1° de l'article R. 413-6 du même code.


« Art. R. 6312-46.-La composition des équipages des associations agréées de sécurité civile est de deux personnes au moins appartenant aux catégories de personnel mentionnées à l'article R. 6312-45, dont l'une au moins appartenant aux catégories mentionnées au 1° ou au 2° de cet article.


« Art. R. 6312-47.-Les véhicules des associations agréées de sécurité civile sont soumis aux dispositions des articles mentionnés à l'article R. 6312-9.


« Art. R. 6312-48.-Les associations agréées de sécurité civile recourent aux véhicules de premiers secours à personnes dénommés “ VPSP ”, dont les normes minimales sont fixées par arrêté du ministre de l'intérieur. »

Article 2 En savoir plus sur cet article...


L'article R. 6312-7 du code de la santé publique est ainsi modifié :
1° Au 2°, les mots : « Sapeurs-pompiers titulaires du brevet national de secourisme et des mentions ranimation et secourisme routier » sont remplacés par les mots : « Sapeurs-pompiers titulaires des formations prévues par décrets en Conseil d'Etat pour assurer les missions de secours d'urgence aux personnes mentionnées à l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales » ;
2° Au 3°, les mots : « soit titulaires du brevet national de secourisme ou du brevet national des premiers secours, ou de l'attestation de formation aux premiers secours » sont remplacés par les mots : « soit titulaires de l'unité d'enseignement « prévention et secours civiques de niveau 1 » prévue par l'arrêté mentionné à l'article 1er du décret n° 91-834 du 30 août 1991 modifié relatif à la formation aux premiers secours ».

Article 3 En savoir plus sur cet article...


Au livre IV de la sixième partie du code de la santé publique, partie réglementaire, il est inséré un titre IV ainsi rédigé :


« Titre IV
« POLYNÉSIE FRANÇAISE


« Art. R. 6431-76. - Pour l'application des articles R. 6312-44 à R. 6312-48 à la Polynésie française :
« 1° La référence au code de la route est remplacée par la référence aux dispositions applicables localement ayant le même objet ;
« 2° La référence au préfet est remplacée par la référence au représentant de l'Etat dans la collectivité. »

Article 4 En savoir plus sur cet article...


Les dispositions des articles R. 6312-44 à R. 6312-48 du code de la santé publique, dans leur rédaction résultant du présent décret, sont applicables à la date de l'entrée en vigueur de l'arrêté relatif aux normes minimales de véhicules mentionnées à l'article R. 6312-48 et, au plus tard, le 8 juin 2016.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 09:35

Circulaire du 30 décembre 2015 concernant une action de sensibilisation et d'initiation des Français aux gestes qui sauvent.

 

Les weekends du mois de février: une action de sensibilisation et d’initiation des Francais aux gestes qui sauvent

Menée en partenariat avec les services d’incendie et de secours, les associations agréées de sécurité civile et la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, cette action prendra la forme de sessions courtes d’initiation, organisées dans chaque département. En accord avec la ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, elle pourra également associer les établissements scolaires et formateurs internes de l’éducation nationale qui le souhaiteront. Chacun des partenaires de cette action sera mobilisé de façon volontaire et bénévole.

 

Ce sera une formation type PSC 1 ?

Clairement distincte de la formation aux Premiers secours civiques de niveau 1 (PSC1) à laquelle elle n’a pas vocation à se substituer, cette initiation sera assurée par des formateurs des associations agréées, des services d’incendie et de secours et, le cas échéant, de l’éducation nationale

 

Que va t'on apprendre lors de cette initiation au secourisme ?

Sur la base d’un référentiel pédagogique national simplifié composé de deux modules :

- un premier module consacré aux gestes d’alerte, de massage et de défibrillation

- un second module dédié au traitement des hémorragies.

Une attestation sera remise à l’issue. Cependant, il est nécessaire de rappeler qu’il s’agit d’une initiation. Les personnes qui souhaiteront poursuivre leur démarche devront être orientées vers les structures dispensant la formation au PSC 1.

FICHE SYNTHETIQUE DE PRESENTATION DE L’ACTION D’INITIATION DES FRANÇAIS AUX GESTES QUI SAUVENT

 

 

Période :
Les weekends du mois de février 2016.

 

Objectif :
Initier les Francais aux gestes qui sauvent.

 

Contenu de l’action
Cette initiation est clairement distincte de la formation aux premiers secours de niveau PSC 1.

L’initiation sera organisée autour de deux modules d’une heure chacun
un module « alerter, masser, défibriller »
un module traitement des hémorragies

Un référentiel pédagogique national précisant le contenu de ces deux modules a été conjointement élaboré par les partenaires de l’action. Il sera diffusé début janvier auprès des préfectures et des établissements scolaires, des services d’incendie et de secours, des associations agréées de sécurité civile.

 

Partenaires de l’action

Services d’incendie et de secours, établissements scolaires et formateurs internes de l’éducation nationale sur la base du volontariat, maires, associations agréées de sécurité civile et unions départementales de sapeurs-pompiers. Les services de police et de gendarmerie pourront être associés.

 

Modalités pratiques d’organisation de l’action
Les préfets réuniront le conseil départemental de sécurité civile avant le 15 janvier afin d’arrêter les dates (tout ou partie des weekends de février), le nombre de sessions et les lieux où elles se tiendront, au regard des capacités locales d’accueil et d’initiation.

 

Chaque préfet établira un programme d’actions départemental, au plus tard le 20 janvier 2016 comportant le jour, le lieu et les heures auxquels se tiendront ces sessions d’initiation, ainsi que les contacts utiles. Ce programme sera rendu public via le site internet départemental de l’État et par toute action de communication ad hoc, lors du lancement officiel de l’opération au niveau national (date à préciser).

 

Un site internet sera créé par la DICOM, qui renverra vers les sites internet départementaux de l’Etat. Des supports d’information sont également en cours d’élaboration.

 

Pour des raisons pratiques et de sécurité, le principe d’une inscription préalable des personnes intéressées auprès des structures assurant l’initiative doit être privilégié.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 15:01

Un amendement veut rendre plus "souple" l'agrément des associations de sécurité civile pour assurer du transport sanitaire d'urgence. A voir si le gouvernement soutien cette idée et si elle paraitra dans le Projet de loi Modernisation du système de santé (article 52)

L’article L. 725-3 du code de la sécurité intérieure permet aux associations de sécurité civile (AASC) d’être agréées pour réaliser, outre des actions de formation aux premiers secours, deux types de missions :

 

– armer les dispositifs prévisionnels de secours mis en œuvre lors de rassemblements de personnes,

– apporter leur concours aux opérations de secours et aux actions de soutien aux populations.

 

 

Dans le prolongement de ces missions, elles peuvent être conduites à pratiquer des évacuations sanitaires urgentes de victimes, conformément aux dispositions prévues dans le code de la sécurité intérieure (article L. 725-4 notamment) et le code de la santé publique.

 

 

En pratique cependant, les conditions sont telles qu’un très faible nombre d’associations agréées peuvent les satisfaire. Ainsi, il est nécessaire pour les associations de disposer d’un agrément de transport sanitaire délivré par le directeur général de l’ARS. Or, pour obtenir l’agrément de transport sanitaire, chaque équipage d’une association doit comporter au moins un bénévole titulaire du diplôme d’ambulancier. L’association agréée doit enfin disposer d’une autorisation de mise en service du véhicule agréé. Ces autorisations sont contingentées, conformément aux dispositions de l’article L.6312-4 du code de la santé publique.

 

Cette situation oblige par conséquent le service d’incendie et de secours (SIS) ou le service d’aide médicale urgente (SAMU) à intervenir pour prendre le relais des associations. L’intervention consécutive de l’association puis du SIS ou du SAMU occasionne une rupture dans la prise en charge de la victime qui peut s’avérer dommageable pour sa santé.

 

Dès 2012, l’inspection générale de l’administration recommandait de remédier à ces dysfonctionnements. Les associations de sécurité civile ont régulièrement demandé l’adaptation du cadre juridique pour leur permettre d’exercer pleinement les missions pour lesquelles elles sont agréées, en complémentarité avec les services de secours et non en concurrence.

 

Aussi, le présent amendement propose de lever les obstacles existant en rapprochant, pour ce qui concerne les évacuations de victimes, le régime des associations agréées de celui applicable aux services d’incendie et de secours. A cette fin, l’amendement prévoit :

– d’abroger, à l’article L. 725-4 du code de la sécurité intérieure, la référence à l’article L.6312-2 du code de la santé publique, afin de supprimer la condition de détention d’un agrément de transport sanitaire pour procéder à ces évacuations d’urgence de victimes. Les associations agréées de sécurité civile seraient autorisées à les effectuer dans le cadre du régime défini au R.6312-15 du code de la santé publique, c’est-à-dire sans agrément de transport sanitaire préalable, mais avec l’obligation de satisfaire certaines conditions relatives aux diplômes et équipements des véhicules de transports, telles celles mentionnées à l’article R.6312-7 et suivants du code de la santé publique ;

– de remplacer aux L.725-4 et L.725-5 la référence au « service départemental d’incendie et de secours » par la référence au « service d’incendie et de secours », afin de garantir l’application de ces dispositions sur le ressort de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris et du bataillon des marins-pompiers de Marseille ;

– de conditionner cette possibilité de pratiquer des évacuations à la conclusion d’une convention avec le service d’incendie et de secours. Cette condition est déjà prévue à l’article L. 725-4 du code de la sécurité intérieure s’agissant des évacuations de victimes réalisées à l’occasion de dispositifs prévisionnels de secours. Il est proposé de la poser également en matière d’évacuations réalisées dans le cadre du concours apporté par les associations agréées aux opérations de secours et aux actions de soutien aux populations, en complétant l’article L. 725-5 du code de la sécurité intérieure.

 

La pratique des évacuations de victimes par les associations serait au final encadrée par trois conditions strictement cumulatives :

– la détention d’un agrément de sécurité civile pour réaliser les missions prévues à l’article L. 725-3 du code de la sécurité intérieure ;

– la conclusion d’une convention avec, s’agissant des évacuations réalisées dans le prolongement des missions de dispositifs prévisionnels de secours, le service d’incendie et de secours et le centre hospitalier siège du SAMU, après information du comité départemental de l’aide médicale urgente, ou, s’agissant des évacuations réalisées dans le cadre du concours aux opérations de secours, avec le seul service d’incendie et de secours puisque l’évacuation se réaliserait sous l’autorité de celui-ci comme commandant des opérations de secours ;

– la régulation opérée par le médecin régulateur du SAMU, qui déterminera le lieu de prise en charge hospitalière de la victime.

 

Ainsi, tout en supprimant les obstacles aujourd’hui existant, le présent amendement maintient un haut niveau d’exigence s’agissant de la prise en charge des victimes lors de leur évacuation par l’association agréée. Il permet également d’éviter toute forme de concurrence avec les services d’incendie et de secours ou les transporteurs sanitaires.

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 52

Après l’article 52

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° L’article L. 725-4 est ainsi modifié :

a) La seconde occurrence du mot : « départemental » est supprimée ;

b) La référence : « et de l’article L. 6312-2 du code de la santé publique » est supprimée ;

2° L’article L. 725-5 est ainsi modifié :

a) À la première phrase, le mot : « départemental » est supprimé ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’elles apportent leur concours aux missions de secours d’urgence aux personnes au titre des opérations de secours, les associations précitées concluent au préalable avec le service d’incendie et de secours une convention dans les conditions prévues aux premier et second alinéas. »

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 07:00

En octobre 2013, les ministres chargés de la santé et de l’intérieur ont demandé aux inspections générales des affaires sociales (IGAS) et de l’administration (IGA) d’évaluer l’application du référentiel du 25 juin 2008 relatif à l’organisation du secours à personne et de l’aide médicale urgente (SAP-AMU), sous l’angle de l’effectivité de sa mise en oeuvre, de l’efficacité de la réponse opérationnelle et de l’efficience du dispositif aujourd’hui.

Services publics aux identités fortes, également légitimes, SAMU et SIS interagissent au quotidien dans les prises en charge urgentes de patients et de victimes. Les premiers mobilisent, au titre de l’aide médicale urgente (AMU), un dispositif de régulation médicale et de médicalisation pré-hospitalière fondés sur une appréciation médicale du « juste soin ». Les seconds, acteurs centraux du secours à personne (SAP), déclinent leur doctrine du « porter secours » dans un cadre de réponse formalisé et standardisé.

Quatre difficultés sont de nature à affecter l’efficacité globale du dispositif:


- La première difficulté a trait au positionnement des transporteurs sanitaires, tiraillés entre un sentiment d’exclusion (logique bipartite SAMU-SDIS et non plus tripartite) et le manque d’organisation de leur profession dans de nombreux départements (coordonnateur, géolocalisation), qui ne facilite pas sa mobilisation effective.


- La deuxième source de crispation est relative au décompte des carences ambulancières. En dépit d’un cadre réglementaire qui se veut précis, les divergences sont fréquentes. Elles portent sur la notion même de carence, leur qualification, l’absence d’outil de suivi commun, voire un manque d’outil dans l’un des deux services, ou l’absence de prescriptions écrites par le SAMU permettant de tracer les demandes.

- Les conditions de mobilisation des infirmiers sapeurs-pompiers constituent la troisième source de tension. Les médecins des deux secteurs ne sont pas parvenus à s’entendre sur la place de la régulation médicale, l’apport d’une intervention infirmière et son contenu, en particulier dans la prise en charge de la douleur (possibilité ou non de protocoliser l’utilisation de la morphine).


- Enfin, tous les interlocuteurs de la mission s’accordent pour regretter un défaut persistant de pilotage au niveau national, (déception sur le fonctionnement du comité de suivi, constat d’une absence fréquente de réponse aux saisines par les autorités locales).

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 12:31

Question écrite n° 11437 de Mme Hélène Lipietz (Seine-et-Marne - ECOLO)

publiée dans le JO Sénat du 01/05/2014 - page 1008

Mme Hélène Lipietz attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'utilisation abusive par des ambulances privées de la signalétique « secours d'urgence » sur leurs véhicules, alors même que leur mission concerne uniquement le transport sanitaire inter-hospitalier.


Elle lui demande ce qu'il compte faire pour que les sociétés d'ambulances, notamment européennes, qui intègrent le marché français ne contribuent pas à la confusion des rôles entre celui des sapeurs-pompiers, qui couvre des champs pluridisciplinaires dont le secours d'urgence, et le leur, qui est et doit rester cantonné au service entre domicile et hôpitaux ou inter-hôpitaux, mais en aucun cas au service d'urgence sur les lieux de premiers secours.

L'apposition sur les véhicules privés de la mention « secours d'urgence » entretient l'idée que de telles ambulances offriraient une qualité de service supérieure à celle des ambulances qui respectent la loi française en ne mentionnant pas une telle appellation abusive.



En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 08:00

Depuis le mois de septembre, la Sarthe compte une toute nouvelle association, l'Umps72. Elle compte dans ses rangs 12 secouristes bénévoles.

L'objectif  de l'Unité mobile de premiers secours (l'Umps) de la Sarthe est de mettre en place une équipe qualifiée afin d'assurer les premiers secours lors de rassemblements culturels, sportifs ou festifs. 

L'Umps 72 est une association. Ses membres sont par conséquent exclusivement des bénévoles. Elle fait également la part belle aux femmes, puisque 50 % de l'effectif est féminin.

Ce samedi, elle était en journée formation au circuit Bugatti. Retrouvez les photos et plus d'informations dans les éditions de Dimanche Ouest France et sur le numérique.

 

Les représentants de l'Institut national des Unités mobiles de premiers secours ont animé, ce samedi, une formation auprès de différentes Umps, dont celle de la Sarthe. Leurs conseils ont été « dévorés » par des apprenants très motivés.

http://www.ouest-france.fr/secourisme-une-unite-mobile-de-premiers-secours-se-cree-1973097

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 10:00

Une étude très intéressante sur le secourisme liés aux accidents de la route.

 

Une étude portant sur un sondage sur un panel de français sur leurs habitudes et formations.

 

CLIQUEZ-ICI pour télécharger

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 08:10

lire mon article sur cette proposition de loi (2012): http://www.83-629.fr/article-5-gestes-qui-sauvent-face-a-un-accident-de-la-route-proposition-de-loi-formation-de-secourisme-ob-109507199.html

 

 

La commission des lois, réunie le mercredi 6 novembre 2013, sous la présidence de M. Jean-Pierre Sueur, président, a examiné le rapport de Mme Catherine Troendlé sur la proposition de loi n° 355 (2011-2012), visant à introduire une formation pratique aux gestes de premiers secours dans la préparation du permis de conduire.

 

Cette proposition de loi crée une épreuve supplémentaire au permis de conduire, afin de vérifier que le candidat maîtrise les notions élémentaires de premiers secours, définies par ce texte comme étant l'alerte des secours, le balisage des lieux de l'accident, la ventilation, la compression et la sauvegarde de la vie des blessés.

 

Si la commission a approuvé le principe d'une formation obligatoire aux notions élémentaires de premiers secours, elle a estimé qu'instaurer une épreuve supplémentaire poserait de réelles difficultés pratiques. En outre, la commission a estimé préférable de laisser au pouvoir réglementaire le soin de définir le contenu de cette formation.

 

Aussi, sur proposition de son rapporteur, elle a adopté un amendement réécrivant l'article unique de la proposition de loi pour que la formation aux notions élémentaires de premiers secours s'inscrive dans le cadre des épreuves existantes du permis de conduire, tout en laissant au pouvoir réglementaire le soin de définir le contenu de cette formation.

Les « cinq gestes qui sauvent » remis en question (efficacité):

Si les « cinq gestes qui sauvent » ont pu faire consensus au moment du lancement de ce programme dans les années 1970, ce n'est plus le cas aujourd'hui :

- ventiler, c'est à dire pratiquer la respiration artificielle sur les blessés, est contesté lorsque l'arrêt cardiaque est consécutif à un accident de la route. Les personnes entendues par votre rapporteur ont été unanimes sur ce sujet.En outre, c'est un geste qui, même maîtrisé par la personne, reste difficile à accomplir.

- La notion de « sauvegarde des blessés » est enfin assez vague et ne semble pas pouvoir être un support à un examen pratique ou théorique.

- La connaissance du geste de compression, en cas d'hémorragie externe est essentielle mais l'évolution de la protection passive des véhicules a rendu ce risque plus rare, les hémorragies étant aujourd'hui plutôt internes.

 

La commission des lois veut "reformuler" l'article de loi

(...)Reformuler l'article unique de cette proposition de loi afin de créer non une épreuve, mais une obligation de vérification par les examinateurs que les candidats au permis de conduire maîtrisent des gestes très simples que sont alerter les secours, baliser et sécuriser la zone et le cas échéant, procéder aux gestes de secours les plus simples, dans le cadre des épreuves actuelles du permis de conduire.

 

Une telle solution présente l'avantage de ne pas entraîner de surcoût pour les élèves comme pour les enseignants à la conduite. La formation à ces notions s'effectuerait dans le cadre des cours théoriques, et serait sanctionnée à l'examen par un nombre défini de questions, portant spécifiquement sur les gestes à effectuer. Lors de l'examen pratique, une question posée sur ce sujet, dans le cadre d'une mise en situation, pourrait être utilement incluse, sans entraîner une modification profonde du déroulement de cet examen.

 

 

Ainsi le nouvel article de loi imposant les "5 gestes qui sauvent" serait comme suit: http://www.senat.fr/rap/l13-122/l13-122.pdf

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 12:40

Question publiée au JO le : 23/04/2013 page : 4295
Réponse publiée au JO le : 03/09/2013 page : 9208

Texte de la question

M. Arnaud Robinet attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'impérieuse nécessité d'obliger les établissements recevant du public, de 1ere, 2eme et 3eme catégorie, de se doter de défibrillateurs.
En effet, les conséquences graves liées au fait que certains lieux soient dotés et d'autres non de défibrillateurs, sont multiples. Et pour cause, les établissements qui se dotent de défibrillateurs ne le font, bien souvent, malheureusement pour protéger en amont leur visiteurs, mais parce qu'ils ont été confronté à un arrêt cardiaque et que la victime n'a pu être sauvée.
Depuis le décret n° 2007-705 du 4 mai 2007 relatif à l'utilisation des défibrillateurs automatisés externes par des personnes non médecins et modifiant le code de la santé publique, « toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe répondant aux caractéristiques définies à l'article R. 6311-14 »
C'est pendant le temps que mettent les secours à arriver que l'état d'une victime s'aggrave ou que le décès intervient. C'est pendant ce laps de temps qu'il faut agir.
Il serait donc aujourd'hui incompréhensible de ne pas nous donner les moyens logistiques pour éviter de nouveaux drames. L'objectif n'est pas de mettre un défibrillateur à chaque coin de rue mais de favoriser un maillage pertinent et une couverture optimale du territoire en équipant les lieux publics dans lesquels les accidents sont les plus fréquents, les risques potentiels les plus élevés et le public le plus nombreux.
Notre politique en la matière est donc insuffisante, manque de cohérence et de coordination. C'est pourquoi il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet et si elle envisage une uniformisation de l'installation des défibrillateurs dans les établissements recevant du public, de 1ere, 2eme et 3eme catégorie.

Texte de la réponse

Le ministère de la santé mène depuis plusieurs années une politique active de lutte contre la mort subite par arrêt cardiaque qui touche entre 40 000 et 50 000 personnes par an en France.
Le développement de l'implantation des défibrillateurs cardiaques dans les lieux publics fait partie intégrante de cette politique. Le nombre d'appareils installés est évalué à 75 000 environ, selon une estimation de l'association Arlod (Association pour le recensement de la localisation des défibrillateurs) chargée d'effectuer, pour le ministère des affaires sociales et de la santé, une expérimentation de géolocalisation des défibrillateurs.
Le développement de l'implantation de ces appareils a été par ailleurs accompagné de mesures règlementaires en vue de favoriser l'initiation de la population aux trois gestes qui sauvent (appeler - masser - défibriller) par une formation courte d'une durée d'une heure maximum dont le contenu est défini par l'arrêté du 6 novembre 2009 et de faciliter leur repérage par le grand public en fixant des modèles de signalisation au plan national (arrêté du 16 août 2010).
Il n'apparaît pas pertinent de définir des objectifs chiffrés à atteindre sur le nombre de défibrillateurs à installer sur l'ensemble du territoire, les risques d'accidents cardiaques variant beaucoup d'un lieu à un autre. Il apparaît donc préférable de laisser à chaque collectivité territoriale le soin d'apprécier le nombre d'appareils à installer sur la base des informations fournies par les services de secours (aide médicale urgente et services départementaux d'incendie et de secours).
Publié par 83-629 - dans Secourisme
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