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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 14:56

En tant que membre de la sécurité, où étiez-vous lors de l’attaque ?

J’étais dans la salle de concert, devant la scène, dans la fosse, entre le public et les artistes. A une vingtaine de mètres de l’issue de secours. Au moment des premiers coups de feu, je pensais que ça faisait partie du concert. Je cherchais d’où ça venait. J’ai compris quand j’ai vu les étincelles des armes à feu. Les lumières se sont allumées. J’ai vu les personnes tomber une par une. A partir de là, avec mon collègue, on s’est dirigés vers l’issue de secours. Et on a indiqué aux personnes de sortir. On a hurlé tant qu’on a pu. Mais quand ils ont compris qu’on faisait évacuer les personnes, ils ont ouvert le feu vers nous. Les portes étant en métal, il y a eu des impacts de balles à côté de nous. On a été obligés de lâcher les portes. A partir de là, j’ai remonté la rue. On a croisé une brigade. Tout s’est enchaîné.

Avec le recul, comment analysez-vous cette situation. Vous avez eu la meilleure réaction ?

Je pense avoir fait le maximum. Tous mes collègues d’ailleurs. Mais c’est clair qu’on pense aussi aux victimes restées à l’intérieur. Dans un coin de ma tête, il reste le fait que tout le monde n’a pas pu sortir.

Le film de la soirée est encore très précis, tout semble clair dans votre esprit…

Je n’ai pas de mal à en parler. J’analyse très clairement la situation. Ce sont juste des images, des cauchemars qui reviennent. Je combats ça comme je peux, avec mon entourage. Mais tout a toujours été très clair. Je n‘ai pas de blocages ou de trous noirs.

Ressentez-vous de la culpabilité ?

Parfois oui. Dans le milieu de la nuit, des fusillades, des braquages, j’en ai déjà vu. Mais ce qu’il s’est passé ce soir-là, ça n’avait rien à voir. C’était autre chose. C’était un abattoir. Le plus difficile pour moi, c’est de ne pas avoir pu contrôler ça. De ne pas avoir géré. On a ouvert les portes et on ne pouvait pas faire plus. C’est difficile à vivre. Je sais que je ne pouvais pas faire plus mais je ne peux m’empêcher de penser aux personnes qui sont restées.

Vous auriez aimé être armé ce soir-là ?

Oui… J’espère que j’aurais pu tirer. Mais ce que je retiens de ça, c’est qu’on ne connaît jamais vraiment personne. Dans l’hystérie, la peur collective, des amis se bousculaient, des maris se séparaient de leur femme. On ne sait pas comment on réagit, hormis si on est entraîné et confronté à ça tous les jours. Mais ce n’est pas mon cas. Avec une arme, peut-être que j’aurais tiré, peut-être que je l’aurais jetée et j’aurais couru.

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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commentaires

Soilihi bacar 22/04/2016 13:59

Je suis vonletere de fere l'armee

JL 31/12/2015 17:07

Bonjour,
Connaissez-vous la règle de "2"?
Ce règle nous explique que la plupart des échanges de feu se résument à ceci:
2 individus à moins de 2 mètres tirent 2 fois en moins de 2 secondes.
Parlez-en avec ceux qui connaissent ces situations.
20 balles ou 200 balles, quelle importance?
A 2 mètres, avec 2 balles et en moins de 2 secondes, où se trouve la nécessité d'être un tireur d'élite?
Il s'agit de laisser une option, de donner une chance aux agents de pouvoir faire la différence.
Sans arme la possibilité n'y est pas...
Regardez bien l'agent interviewé. Pendant toute l'entretien il reste au fond de son fauteuil (déprimé) jusqu'au moment où le journaliste lui demande "et si vous étiez armé?" Tout d'un coup l'agent se redresse dans sa chaise et se penche vers l'avant. Rien que l'idée qu'il aurait pu changer quelque chose le redonne envie, le permet de croire qu'il n'est pas juste un spectateur impuissant.
Gilles, Major Tom, vos attitudes me dégouttent. Elles me donnent envie de vous gerber dessus. Votre cynisme, votre négativité ne nous aideront en rien à trouver une solution. Faite un effort de proposer quelque chose, ou faite un effort de vous taire.
Cdt,

gilles 11/12/2015 19:20

allons-y une arme à feu ! avec une super formation, du genre, 20 cartouches par an, du top niveau en perspective......
j'espere pas

newsoftpclab 11/12/2015 16:18

Faut-il armer les agents de securite pour plus de protection?Beaucoup d'autres professions demanderont à être armé.

Major Tom 11/12/2015 15:02

Bah ils étaient déjà "armés" étant donné qu'ils avaient déjà une gazeuse avec eux....

Major Tom 11/12/2015 20:41

J'avais oublié de préciser la source où le videur disait: « Faire face à une attaque terroriste (...) cela va bien au-delà de notre mission. Ce n’est pas moi avec ma petite gazeuse qui vais pouvoir arrêter une kalachnikov. » [Source: http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/17/videur-pas-soldat-pas-membre-du-gign_4811400_4809495.html#kYOL0oU3DeI1Shv3.99]

83-629 11/12/2015 15:25

Ha, ça c'est pas très normal ...