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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 07:00

• Agents privés de sécurité

L'exercice de la profession d'agent privé de sécurité - gardiennage, agent cynophile, opérateur de vidéoprotection, sûreté aéroportuaire, transport de fonds...- est soumis à l'obtention préalable d'un agrément, délivré après enquête de police, du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Il est renouvelé tous les cinq ans. Cet agrément est un «avantage» pour réduire les risques, expliquait à l'AFP, après les attentats de novembre 2015 Michel Mathieu, patron de Securitas France. Il faisait alors état de «plusieurs cas d'infiltration dans des sociétés de sécurité» dont certains dans sa propre entreprise.

• Gendarmes

Le général Richard Lizurey, nouveau directeur général de la gendarmerie, l'a récemment admis sur la radio RTL: il y a des exemples en internes de radicalisation. «Il y a quelques cas que nous suivons (…). Car il faut d'abord déterminer le niveau de radicalisation. Il y a une dizaine de cas sur 125.000 personnes qu'on a réussi à désamorcer à temps.» «Dans le cadre de nos recrutements, quels qu'ils soient, nous prenons des précautions pour vérifier que nous ne soyons pas infiltrés», a toutefois insisté le général Lizurey. Dans la gendarmerie, comme dans les autres corps de l'armée d'ailleurs, des vérifications sont menées lors des recrutements. On vérifie si le candidat a un casier judiciaire vierge, s'il n'est pas inscrit sur le FPR, le fichier des personnes recherchées. Des tests psychotechniques sont menés de même qu'une enquête de moralité auprès de la famille, d'anciens employeurs et dans les communes de résidence. Est également réalisée une enquête sur la famille proche: parents, enfant de plus de 16 ans et conjoint.

• Surveillants de prison

La radicalisation de certains surveillants de prison au contact de détenus prosélytes est un phénomène «infiniment minoritaire» mais «réel», expliquait mi-septembre le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas. «J'ai eu des cas sur lesquels nous avons pris évidemment les mesures adaptées», ajoutait-il sur RTL, évoquant des «sanctions» et «des éloignements». Il y aurait 10 à 30 cas sur les 27.000 surveillants pénitentiaires travaillant en France, selon des sources syndicales, mais il s'agit le plus souvent d'agents ne respectant pas leur devoir de neutralité, en refusant par exemple de saluer des collègues féminines par conviction religieuse. Le ministère de la Justice assure toutefois qu'aucun d'eux n'a appelé à la violence. En cas de suspicions, une surveillance accrue est mise en place et peut conduire à une procédure disciplinaire, entraînant soit un éloignement du fonctionnaire de la population pénale, soit une suspension, voire une révocation. Et si un délit est commis, un signalement est effectué auprès de l'autorité judiciaire. «Mais cela n'a jamais été fait jusqu'ici», selon la Chancellerie. L'administration pénitentiaire a recruté 2100 personnels l'année dernière, et prévoit d'en recruter 2500 supplémentaires l'année prochaine. Le niveau d'exigence lors de ces recrutements devra être «élevé» a estimé le ministre de la Justice. Pour chaque personne recrutée, une enquête de la préfecture vérifie notamment que la personne n'est pas fichée «S» et que son casier judiciaire est vierge.

• Employés des aéroports parisiens

Tentatives de sabotages de vols commerciaux, mentions «Allah Akbar» sur des avions, agent de Roissy qui refuse de guider un avion piloté par une femme... Dans les colonnes du Canard enchaîné, un agent du renseignement fait état d'une «dizaine de personne sous surveillance» chez Air France. «Concernant Air France, nous avons constaté plusieurs anomalies avant le départ de plusieurs vols commerciaux. Elles s'apparentent à des tentatives de sabotage», témoigne notamment cette source. La compagnie dément et assure que les clients sont «en sécurité absolue».

Un mois après les attentats du 13 novembre, le PDG d'Aéroports de Paris, Augustin de Romanet, expliquait que «près de 70 badges» d'agents sur les 85.000 qui travaillent dans les zones les plus sécurisées de Roissy et Orly avaient été retirés depuis le début de l'année, notamment pour «des phénomènes de radicalisation». Le patron d'ADP tentait toutefois de rassurer: pas de fiché S au sein de son entreprise. En plus des forces de l'ordre, environ 5000 agents de sûreté assurent quotidiennement le contrôle des personnels, des passagers et de leurs bagages dans les aéroports parisiens. Sur ces 5000 agents, 264 sont des personnels d'ADP. Les autres sont des salariés d'entreprises de sûreté, recrutés par des prestataires privés - de source aéroportuaire, quelque 700 sociétés privés travaillent rien que sur Roissy -. Ce recrutement fait l'objet d'une procédure très stricte avec trois enquêtes dont celle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). D'une manière générale, toute personne travaillant dans les zones les plus sécurisées - après les postes d'inspection - est soumise à une procédure d'habilitation avec une enquête de police qui lui permet d'obtenir un badge d'accès «rouge». Cette habilitation délivrée par le préfet pour trois ans peut être retirée très rapidement en cas de comportement suspect.

• Employés de la SNCF et de la RATP

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pépy, a relevé en janvier une dizaine de cas de radicalisation en un an. Les personnes concernées ont été mutées. «Nous n'avons pas accès aux fiches S car nous ne sommes pas habilités 'confidentiel défense'. Lorsque les services de lutte antiterroriste repèrent quelqu'un qui est à la SNCF, ils ne nous donnent pas la fiche S, mais ils nous donnent l'information que telle ou telle personne doit faire l'objet d'une “mesure particulière”, entre guillemets», selon Guillaume Pepy. Une fois l'information reçue, la direction de la SNCF évalue si le poste occupé par l'individu en question peut poser des questions de sécurité, s'il est conducteur de train, à un poste d'aiguillage ou agent de sécurité armé. Dans ce cas, «on change les gens de job. On ne les licencie pas car sinon ce serait un puissant incitatif à la radicalisation. Mais on prend des mesures de précaution de telle sorte que ces personnes ne soient pas dans des positions de sécurité», a assuré le patron de la SNCF.

• Enseignants

La ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a admis en août dernier qu'une «dizaine» d'enseignants avait été suspendus car ils étaient fichés S. «Depuis janvier 2015, nos procédures et nos méthodes de travail entre ministère de l'Éducation nationale et ministère de l'Intérieur n'ont cessé de s'améliorer», a affirmé la ministre. «Les informations nous sont automatiquement transmises par le ministère de l'Intérieur et notre réponse est simple: suspension immédiate et procédure disciplinaire engagée (…) en vue d'une exclusion définitive». La ministre a rappelé qu'élèves et personnels étaient «représentatifs de l'ensemble de la société» et qu'il ne fallait «donc pas s'étonner» de trouver parmi eux des personnes en voie de radicalisation.

• Employés de sites classés Seveso et de centrales nucléaires

Si les entreprises classées Seveso ne savent pas de manière systématique si leurs employés font l'objet ou non d'une fiche S, «dans la pratique, des dispositions sont prises pour éloigner ces personnes des sites. Certaines entreprises ont déjà pu avoir des contacts avec la sécurité intérieure. Nous sommes dans une zone grise»,expliquait au Figaro le directeur général de l'Union des industries chimiques (UIC),Jean Pelin. Mais en l'état actuel de la législation du travail, difficile de licencier la personne en question. Pour l'accès aux sites Seveso en tout cas, les mesures de sûreté ont été renforcées, notamment depuis les attentats, avec la vidéosurveillance, des badges visibles, ou encore des plots en béton - plutôt que de simples barrières - pour empêcher l'irruption d'une voiture bélier.

Les règles d'accès aux sites nucléaires sont aussi très strictes. Le personnel d'EDF ainsi que celui des prestataires intervenant en centrales nucléaires est soumis à une enquête administrative menée par les services préfectoraux en lien avec la police et la gendarmerie. L'enquête est renouvelée tous les ans pour les prestataires, tous les trois ans a minima pour les salariés EDF. En outre, une procédure systématisée permet le signalement de comportements atypiques. Environ 20.000 salariés permanents travaillent en centrale.

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Publié par 83-629 - dans Revue de Presse
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