Le blog de la sécurité privée

18 mois de prison ferme pour un coup de couteau contre un agent de sécurité privée

4 Janvier 2017 , Rédigé par 83-629 Publié dans #revuedepresse

Un homme de 34 ans a été condamné, ce mardi soir, à 24 mois de prison dont 6 avec sursis. Il a blessé un vigile, rue Saint-Michel, la nuit du Nouvel an. En avril, un meurtre avait été commis dans la même rue.

Le prévenu, âgé  de 34 ans, sait qu’il risque gros, dans le box du tribunal. La rue Saint-Michel est un endroit sensible. En avril dernier, le vigile d’un bar était mort, sauvagement égorgé. À 0 h 15, dans la nuit de samedi à dimanche, le prévenu, esseulé le soir du réveillon, s’en est pris à un autre portier de nuit de la rue. Cette fois, la lame du couteau, freinée par l’épaisse parka, a blessé la victime au flanc gauche, au niveau du thorax.

 

" Tu vas mourir comme Saïd! "

Brièvement hospitalisé, le vigile s’en sort avec deux points de suture et, surtout, un choc psychologique important. Le prévenu, le visage dissimulé sous une capuche, lui a sauté dessus, sans sommation, lui criant « tu vas mourir comme Saïd, » en référence à l’agent de sécurité égorgé.

" J'ai vu rouge "

Une demi-heure après l’agression, son auteur s’est rendu, lui-même, au commissariat, boulevard de la Tour d’Auvergne. Non pas pour se constituer prisonnier, mais pour porter plainte contre le vigile de la rue Saint-Michel qu’il désignera comme son agresseur. L’homme, immédiatement placé en garde à vue, a effectivement une plaie à l’index et son couteau, arme supposée de l’agression, n’a pas été retrouvé. Dans la soirée du 31, un dealer lui aurait vendu « un cachet », place de la Mairie. De l’ecstasy ? Le prévenu reste vague.

Toujours est-il que le produit lui aurait fait perdre ses moyens. « Je ne voyais plus rien, je n’ai plus de souvenir, jure-t-il, devant le tribunal. J’ai vu rouge, rue Saint-Michel, en apercevant le portier de nuit. » Un vieux contentieux oppose les deux hommes. « Ce monsieur m’a causé des tas d’ennuis, assure le prévenu. Il a détruit mon couple et foutu ma vie en l’air. »

Au-delà des réquisitions

Il nie avoir dégradé, les mois précédents, la voiture du vigile. Jamais, non plus, il n’aurait crié « tu vas mourir comme Saïd ».  Le prévenu a déjà été condamné à deux mois de prison avec sursis pour une agression au couteau. Mais, jamais, il n’a été placé en détention. Titulaire d’un bac, décroché au Maroc, où il a fait deux ans d’études de chimie, il vit en France, depuis 2003. Ici, sa situation est plus précaire. Il travaille comme peintre en bâtiment, mais il lui arrive de déraper. 

 

Le parquet a requis, contre lui, 18 mois de prison dont 6 avec sursis. Le tribunal est allé au-delà, le condamnant à 24 mois dont 6 avec sursis. Ses deux mois de sursis antérieur sont révoqués et s’ajoutent à la peine ferme. Il est parti, dès hier soir, la purger à Vezin.

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