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  • Passionné de la sécurité privée - Titulaire de la licence professionnelle "Sécurité des biens et des personnes option management" à l'Université Paris Descartes / SSIAP 1 à 3 / BP ATPS et CAP APS
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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:00
Regardez ces reportages sur la tragédie de la discothèque du 5-7 à Saint-Laurent du Pont.
Ce drame est à l'origine du Décret du 31 octobre 1973, puis, de l’arrêté du 25 Juin 1980 connus de tous les professionnels SSIAP/ERP/IGH (Même si il existait avant cela le règlement de sécurité du 23 mars 1965, mais il était beaucoup moins restrictif et sévère).
Il est toujours profitable de savoir d'où vient une règlementation stricte, pour encore mieux l'appliquer aujourd'hui. Bien connaitre son passé, pour que de funestes événements ne se reproduisent plus jamais ....

 

 

 

 

 

 

 



Des condamnations de principe...

http://www.ledauphine.com/fr/images/49B0DB5C-CAE7-4A43-8CCC-78070A68FF75/LDL_06/avec-146-victimes-l-incendie-du-5-7-fut-la-pire-catastrophe-qu-ait-connue-la-france-depuis-la-guerr.jpg

L'enquête ouverte dès le lendemain de la catastrophe a été rondement menée puisque le dossier était clos dès 1971 et que le procès en correctionnelle eut lieu en 1972 sous les chefs d'inculpation d'homicide et blessures involontaires.

 

En juillet 1973, la Cour d'appel de Lyon confirma quasiment la première décision. Tout de suite après le drame, le maire de Saint-Laurent-du-Pont et le secrétaire général de l'Isère avaient été suspendus de leurs fonctions. On leur reprochait des négligences dans la procédure qui avait abouti à l'obtention du permis de construire du "5-7" et, surtout, d'avoir toléré que ses exploitants aient ouvert le dancing alors qu'ils n'en avaient pas encore reçu l'autorisation.

Mais seul le maire fut jugé, et condamné à 10 mois de prison avec sursis.

 

Le gérant rescapé, qui avait admis avoir ouvert sans autorisation le 28 mars 1970, et avoir fermé les issues de secours à cause des resquilleurs, a été puni de 18 mois de prison, dont 12 avec sursis.

 

Les installateurs du chauffage, notoirement incompétents, avaient bricolé un système avec les trois gérants, qui mettaient un point d'honneur à accomplir eux-mêmes la plupart des travaux (lesquels étaient d'ailleurs loin d'être achevés). Les artisans, un père et sont fils, furent condamnés à 15 et 13 mois de prison avec sursis. Les experts avaient rapidement établi que le chauffage était, certes, à l'origine du drame puisqu'il avait enflammé des pièces de contreplaqué qui, contre toute raison, participaient au système conduisant la chaleur.

 

Mais ce drame avait été amplifié par la présence de polyuréthane rigide, massivement utilisé pour décorer la discothèque. Or, ce matériau avait joué un rôle énorme dans la propagation du sinistre, puis avait dégagé un gaz extrêmement toxique qui avait rapidement asphyxié la plupart des victimes. Ce n'est qu'ensuite que les corps furent carbonisés, lorsque le plastique, en fondant, tomba sur eux qui portaient majoritairement des vêtements synthétiques.

La Cour a reproché au fournisseur du polyuréthane d'avoir manqué à son devoir en n'informant pas les utilisateurs des dangers que pouvaient représenter l'utilisation du produit, et lui a infligé 4 mois de prison avec sursis.


source: Dauphiné libéré

A lire aussi: http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/10/31/catastrophe-du-5-7?image=28FE8442-B5C2-42E4-937B-FE1BC118190C


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commentaires

Y 14/11/2012 09:57


Merci pour cette transmission d'information blog83-629 et merci pour la modération que tu y apportes.

83-629 14/11/2012 14:53



merci à vous de me suivre !



gilles 13/11/2012 09:00


excellent série de petits reportages


 


je les utilise en foramtion SSIAP et pour mes classes

83-629 13/11/2012 09:19



oui en effet, très pertinent ... et "marquant"