Dimanche 27 février 2022, des militants du "Pôle de Renaissance Communiste en France" (parti politique communiste d'obédience marxiste-léniniste, fondé en 2004) ont participés à Paris (Père Lachaise) au rassemblement en hommage aux 50 ans de l'assassinat de Pierre Overney par le responsable de la sécurité interne de Renault. 

 

Que c'était t'il passé en 1972 ?

Pierre Overnay travaillait pour l'usine Renault et il avait été licencié par la direction de l'usine Renault car il faisait du militantisme maoïste dans le milieu ouvrier.

Le 25 février 1972, il participait à une action de la Gauche Prolétarienne (GP) à la sortie de l'usine de Boulogne-Billancourt pour inciter les ouvriers à commémorer l'affaire de la station de métro Charonne de février 1962. C'était un cas de violence policière qui a eu lieu dans la station de métro Charonne à Paris, à l'encontre de personnes manifestant contre l'Organisation armée secrète (OAS) et la guerre d'Algérie.

Vers 14h,  Pierre Overnay cherchait à entrer de force dans l'usine avec un groupe de militants.

A 14 h 30, devant les grilles de l'avenue Émile-Zola, Jean-Antoine Tramoni, alors responsable de la sécurité interne de Renault qui avait quitté depuis peu l’armée avec le grade de caporal-chef, et venait d’être embauché à la Régie Renault, sort un pistolet de sa ceinture. Il le brandi qui avait fait reculer tout le monde sauf Pierre Overnay qui lui crie dessus "vas-y, tire !" avec un bâton à la main :

Jean-Antoine Tramoni tire sur Pierre Overnay, et il tombe  mortellement atteint d’une balle en plein cœur à 24 ans, tué sur le coup.

1973 : condamnation du responsable sécurité de Renault

Jean-Antoine Tramoni, a été arrêté le jour même et fut condamné le 13 janvier 1973 à quatre ans de prison par la cour d'assises de Paris.

Sa sortie de prison : 

Il bénéficia d'une libération conditionnelle le 29 octobre 1974.

 Jean-Antoine Tramoni deviens alors moniteur d’auto-école.

La violence appelant la violence, le soir du mercredi 23 mars 1977 , il quitta l'auto-école et s'est avancé vers sa voiture. C'est alors que deux inconnus, circulant sur une moto qui roulait à faible vitesse, se sont approchés de lui :  des coups de feu sont tirés et atteignent  de cinq balles de 11,43, Jean-Antoine Tramoni s'effondra, mortellement blessé, tandis que ses agresseurs prenaient la fuite.

Le meurtre de Tramoni a été revendiqué par l'organisation "Noyaux armés pour l'autonomie populaire" (NAPAP).

La leçon pour la sécurité privée d'aujourd'hui

Cet évènement démontra, entre-autre,  l'importance d'un encadrement plus strict de la sécurité privée, et nous a laissé un "héritage" dont nous avons le devoir de respecter, qui fût d'abord intégré dans la loi fondatrice de la sécurité privée le 12 juillet 1983 (article 4), puis transféré dans notre CSI livre VI en sont article L612-4 actuellement en vigueur  

Il est interdit aux personnes exerçant une activité mentionnée à l'article L. 611-1 ainsi qu'à leurs agents de s'immiscer, à quelque moment et sous quelque forme que ce soit, dans le déroulement d'un conflit du travail ou d'événements s'y rapportant.

 

 

 

 

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