Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonce dans l’édition de ce jeudi 22 septembre des Échos une série de mesures pour faciliter les recrutements, notamment la mise en place d’une autorisation « provisoire » d’exercer pour les étudiants, pour faire face au manque d’agents de sécurité privée pour les JO-2024.

« Il faut environ 25 000 agents de sécurité privée en plus pour les JO », soit « 20 % du total de la profession qui compte 130 000 personnes », explique au quotidien le ministre de l’Intérieur, qui se rend ce jeudi au congrès des entreprises de sécurité privée à Annecy.

Il annonce qu’une « direction des entreprises » va être créée place Beauvau pour faire notamment « l’interface avec les sociétés de la sécurité privée » en vue de l’échéance sportive, qui est aussi un immense défi sécuritaire.

Autre levier : la création d’un « titre spécifique provisoire », pour les étudiants notamment. « Nombre d’entre eux veulent travailler pendant l’évènement et moyennant une formation, il n’y a pas de raison qu’ils ne puissent pas devenir agent privé de sécurité », détaille le ministre.

« Pour assurer la sécurité d’un stade certains postes » sont « plus accessibles », assure le ministre. « Gérer une épreuve de water-polo, ce n’est pas la même chose qu’une finale de la Ligue des Champions ».

13 millions d’euros pour la formation continue « de 64 000 agents » dans les deux ans
Depuis le fiasco des forces de l’ordre lors de la finale de la Ligue des champions au Stade de France le 28 mai, nombre de personnes ont exprimé des doutes sur la capacité des autorités à assurer la sécurité des JO.

L’un des sujets d’inquiétudes est le manque de volontaires dans le secteur de la sécurité privée.


« C’est bien simple, les 24 000 agents dont les JO ont besoin n’existent pas, et ils ne les auront pas. L’armée va être réquisitionnée pour faire le boulot », assurait en juillet à l’AFP une source policière haut placée.

Pour tenter d’inverser la tendance, Gérald Darmanin dit avoir aussi « demandé aux préfectures, en lien avec Pôle emploi, d’appeler les dizaines de milliers de personnes en France qui ont une carte professionnelle mais sont inscrites au chômage pour les motiver à venir retravailler dans le secteur ».

L’État va aussi financer pour un coût de 13 millions d’euros la formation continue « de 64 000 agents » dans les deux ans à venir, alors qu’il leur reste une « marche à gravir » dans la « montée en compétences », assure le ministre, évoquant notamment la nécessité de « parler anglais ».

Il explique encore que des discussions sont en cours avec le comité d’organisation des JO « pour accroître l’attractivité économique des marchés » à venir pour les sociétés de sécurité privée, « en tenant notamment mieux compte de l’inflation ».

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