Au domicile d’un agent assermenté de la police ferroviaire [SUGE] , le commissariat de Coulommiers (77) a découvert le corps momifié d’un Berger belge malinois. Le suspect, suspendu de ses fonctions, a finalement avoué avoir laissé son chien mourir de faim. La Fondation 30 Millions d’Amis a porté plainte pour abandon et sévices graves.

Mort dans la solitude et l’oubli… Le corps momifié d’Ivan, un Berger belge malinois âgé de 6 ans, a été retrouvé au domicile de son maître, à Coulommiers (77). L’homme, un agent assermenté de la police ferroviaire de la SNCF au sein de la Surveillance générale (Suge), a d’abord nié les faits… avant d’avouer avoir laissé mourir son chien de faim ! Réformé de la brigade cynophile, l’animal serait décédé à l’été 2019, son cadavre laissé en décomposition pendant plusieurs mois à l’air libre.

Un acte de cruauté qui ne doit pas rester impuni


Le rapport d’autopsie vétérinaire conclut à un « possible décès par cachexie extrême », ce qui corroborerait les aveux du suspect. « Apparemment la compagne de l’agent n’était même pas au courant de l’existence de l’animal. L’homme semblait mener une double-vie et ne se rendait à son domicile que pour vérifier si le chien était mort », soupçonne Arnauld Lhomme, responsable des enquêtes à la Fondation 30 Millions d’Amis. Pour justifier son geste, l’individu aurait affirmé que le chien souffrait d’épilepsie, et qu’il ne supportait pas d’assister à ses crises. Un « argument » aussi choquant qu’invérifiable…

Un autre chien appartenant à la brigade cynophile a pu être récupéré au domicile du couple, et transféré au Centre hospitalier vétérinaire d’Alfort (94) pour des examens complets. « Quand on pense que cet agent a prêté serment et qu’il est autorisé à détenir une arme, il serait inadmissible que son acte reste impuni », prévient Arnauld Lhomme. La Fondation 30 Millions d’Amis a déposé plainte pour abandon et acte de cruauté.

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